Rempotage : les signes visibles qui montrent qu'une plante est a l'etroit dans son pot
Plusieurs signes se lisent sans rien dépoter. Des racines sortent par les trous du fond, ou s'enroulent en surface sous la couche de terreau. L'eau d'arrosage traverse en quelques secondes et ressort aussitôt dans la soucoupe : la motte est devenue si dense qu'elle ne retient plus rien. Le substrat sèche en un ou deux jours alors qu'il tenait une semaine l'année précédente. La plante stagne au printemps, forme des feuilles de plus en plus petites et pâlit malgré des apports d'engrais réguliers. Le pot bascule au moindre courant d'air parce que la partie aérienne pèse plus que la motte. Un seul de ces signes ne suffit pas toujours ; deux ou trois ensemble indiquent qu'il faut rempoter. Pour confirmer, sortez la motte du pot : si elle garde la forme du contenant et qu'un feutrage de racines la ceinture, le rempotage est justifié.
A quelle frequence rempoter selon le type de plante d'interieur ou de terrasse
La fréquence dépend surtout de la vitesse de croissance. Les plantes vertes vigoureuses, comme le pothos, le monstera ou un jeune ficus, demandent un rempotage tous les ans ou tous les deux ans tant qu'elles grandissent. Les sujets adultes en gros bac se rempotent tous les trois à quatre ans, avec un surfaçage entre deux. Les cactées et les succulentes se contentent d'un rempotage tous les trois à quatre ans : elles poussent lentement et n'aiment pas être dérangées. Les orchidées se rempotent quand le substrat d'écorces se décompose, en général tous les deux à trois ans. Les agrumes et les oliviers en pot passent au bac supérieur tous les deux à trois ans, puis se contentent d'un surfaçage annuel une fois le contenant définitif atteint. Les aromatiques achetées en godet, elles, se rempotent dès l'achat. Ces rythmes varient selon la lumière, la région et l'année.
Choisir le diametre du nouveau pot : deux a quatre centimetres de plus, pas davantage
La règle tient en une phrase : on passe au diamètre juste au-dessus. Pour un pot de moins de vingt centimètres, comptez deux à trois centimètres de plus. Pour un bac de terrasse, quatre à cinq centimètres suffisent. Un pot trop grand n'accélère rien : le volume de terreau que les racines n'occupent pas reste humide longtemps après l'arrosage, il se tasse, s'asphyxie, et les racines finissent par pourrir avant d'avoir atteint le bord. C'est la cause la plus fréquente de dépérissement après un rempotage bien intentionné. À l'inverse, un écart trop faible oblige à recommencer l'année suivante. Regardez aussi la forme : un pot évasé se dépote facilement, un pot resserré au col oblige à casser la motte le jour où il faudra en sortir la plante. Pour un sujet lourd, préférez un pot large et stable plutôt que haut et étroit.
Le drainage au fond du pot : billes d'argile, graviers et epaisseur utile
Au rempotage, une couche drainante se justifie surtout quand le pot est profond ou qu'il est posé dans un cache-pot. Deux à trois centimètres de billes d'argile, de graviers ou de tessons au fond suffisent pour un pot de taille moyenne, jusqu'à quatre ou cinq centimètres pour un grand bac. L'intérêt n'est pas de faire descendre l'eau plus vite, le terreau s'en charge, mais d'éviter que le substrat ne bouche les trous et que les racines du fond ne baignent dans l'eau résiduelle. Posez un morceau de toile de paillage ou de feutre entre la couche drainante et le terreau : sans séparation, les fines particules descendent et comblent les interstices en une saison. Cette couche ne remplace jamais des trous d'évacuation : dans un contenant fermé, elle ne fait que déplacer la réserve d'eau vers le bas. Videz la soucoupe après chaque arrosage.
Trous d'evacuation, cache-pot et soucoupe : ce qui se joue sous la motte
Un pot sans trou condamne la plante à moyen terme, quelle que soit la qualité du terreau : l'eau s'accumule au fond, chasse l'air et les racines pourrissent. Si vous tenez au contenant, percez-le, ou utilisez-le comme cache-pot avec un pot de culture percé à l'intérieur, calé sur quelques billes d'argile. Comptez au moins un trou de la taille d'une pièce de monnaie pour un pot de vingt centimètres, plusieurs pour un bac. Après l'arrosage, laissez égoutter dix à quinze minutes puis videz la soucoupe : l'eau qui stagne au fond d'un cache-pot est la cause la plus banale de racines noires en hiver. À l'extérieur, surélevez les bacs sur des cales ou des pieds pour que l'eau de pluie s'évacue et que le fond ne colle pas à la terrasse. Une soucoupe pleine se tolère en plein été pour un agrume assoiffé, jamais en saison froide.
Quand rempoter dans l'annee : mars et avril, et pourquoi cette periode
La bonne fenêtre va de la fin février à la mi-mai pour la majorité des plantes, avec un pic en mars et en avril. La raison est simple : un rempotage casse toujours quelques radicelles, et la plante ne répare ces dégâts que lorsqu'elle repart en végétation. Rempoter au moment où les jours rallongent et où les premières pousses apparaissent, c'est laisser la plante coloniser le terreau neuf en quelques semaines. Rempoter en novembre, c'est laisser un volume de substrat humide autour de racines qui ne boivent plus. Pour les plantes d'intérieur, la fenêtre est plus large parce que la température varie peu : de mars à septembre. Pour les sujets d'extérieur en bac, attendez que le sol ne soit plus gelé et que les fortes gelées soient passées, ce qui change beaucoup selon la région et selon l'année.
Rempoter en dehors du printemps : les cas ou cela se justifie quand meme
Trois situations justifient de rempoter hors de la période habituelle. Un pot cassé, ou un contenant sans évacuation où l'eau stagne : n'attendez pas mars, changez de pot en gardant la motte intacte. Un substrat épuisé et compacté au point que l'eau ne pénètre plus : là aussi, un rempotage de secours vaut mieux qu'une plante qui ne boit plus pendant quatre mois. Une plante achetée en pleine végétation dont les racines tournent déjà dans le godet. Dans ces trois cas, la règle est de limiter la casse : on transfère plutôt qu'on rempote, on ne coupe pas les racines, on ne rince pas la motte, et on garde la plante quelques jours à l'abri du soleil direct et des courants d'air. En automne et en hiver, arrosez très peu après l'opération : les racines dérangées absorbent mal et un terreau neuf reste humide longtemps.
Depoter une plante sans casser la motte : les gestes qui evitent la casse
Arrosez légèrement la veille : une motte trop sèche s'émiette, une motte détrempée colle aux parois. Le jour même, couchez le pot sur le côté, pressez les parois d'un pot plastique sur tout le pourtour, ou passez la lame d'un couteau long entre la motte et un pot rigide en terre cuite. Tenez la plante à la base des tiges, la main à plat sur le terreau, et tirez le pot vers vous plutôt que d'arracher la plante vers le haut. Si rien ne vient, ne forcez pas : un pot plastique se coupe, un pot en terre cuite se casse volontairement quand la plante vaut plus que le contenant. Pour un grand bac, faites-vous aider et couchez l'ensemble sur une bâche. Une fois la motte sortie, posez-la à l'ombre et travaillez vite : des radicelles exposées au soleil et au vent se dessèchent en quelques minutes.
Le chignon de racines : demeler ou griffer la motte avant de rempoter
Une motte sortie de son pot montre souvent un feutrage de racines qui épouse la paroi et tourne en spirale au fond. Remise telle quelle dans un pot plus grand, elle continue de tourner sur elle-même et n'explore jamais le terreau neuf. Griffez donc les flancs et le dessous avec les doigts ou une griffe à trois dents, sur un à deux centimètres, pour libérer les extrémités et casser la spirale. Sur les racines les plus enroulées, déroulez-les à la main et étalez-les vers l'extérieur au moment du remplissage. Ce geste se fait franchement sur une plante verte vigoureuse, avec beaucoup de retenue sur un agrume, un olivier ou une plante à racines charnues comme les palmiers d'intérieur, qui supportent mal qu'on touche à leur motte. Une orchidée et un cactus ne se griffent pas : on se contente d'ôter l'ancien substrat qui se détache seul.
Racines brunes ou molles au rempotage : ce que l'on retire et ce que l'on garde
Profitez du rempotage pour inspecter la motte. Une racine saine est ferme sous les doigts, blanche, crème ou brun clair selon l'espèce. Une racine morte est brune ou noire, molle, et sa gaine extérieure glisse entre les doigts en laissant un filament central. Coupez ces racines-là au sécateur ou au ciseau propre, jusqu'au tissu ferme, sans chercher à tout enlever si le système racinaire est déjà réduit. Si vous supprimez une part importante des racines, allégez la partie aérienne dans la même proportion en raccourcissant quelques tiges : une plante ne peut pas alimenter un feuillage que ses racines n'irriguent plus. Rempotez ensuite dans un substrat neuf et drainant, dans un pot pas plus grand que l'ancien, et espacez les arrosages le temps que de nouvelles radicelles se forment. Nettoyez la lame entre deux plantes.
A quelle hauteur placer la motte : le collet au niveau du terreau
C'est le point le plus souvent raté. Posez la plante de façon que le collet, la zone où les tiges rejoignent les racines, arrive au même niveau que dans l'ancien pot, ni plus haut ni plus bas. Un collet enterré reste humide en permanence et finit par pourrir, notamment sur les agrumes, les oliviers, les cactées et les plantes en rosette. Un collet trop haut expose les racines superficielles à l'air et au dessèchement. Réglez la hauteur avec le lit de terreau du fond, avant de remplir les côtés : posez la motte, vérifiez à l'oeil que sa surface arrive deux à trois centimètres sous le bord du pot, puis ajustez le lit de fond si besoin. Ces deux ou trois centimètres laissés libres forment la réserve d'arrosage : sans eux, l'eau déborde et emporte le terreau au lieu de pénétrer.
Remplir et tasser autour de la motte sans laisser de poches d'air
Au moment de rempoter, le terreau versé à la volée laisse des vides le long de la motte, et l'eau y file directement vers le fond sans mouiller les racines. Remplissez par petites quantités en tournant autour du pot, et faites descendre le substrat le long des parois avec les doigts ou un bâton. Tassez modérément du bout des doigts, jamais au poing : un terreau trop compacté chasse l'air, un terreau pas assez tassé s'affaisse au premier arrosage et découvre le haut de la motte. Un geste simple aide : soulevez le pot de deux centimètres et reposez-le sur le plan de travail deux ou trois fois, le substrat se met en place seul. Terminez par un arrosage lent et complet, qui fait le vrai tassement, puis complétez avec un peu de terreau si le niveau a baissé. Ne comblez jamais un affaissement en enterrant le collet.
L'arrosage juste apres un rempotage : abondant une fois, puis on attend
Arrosez lentement et abondamment juste après le rempotage, jusqu'à ce que l'eau ressorte par les trous du fond. Ce premier arrosage ne sert pas seulement à faire boire la plante : il met le terreau en contact avec les racines et supprime les poches d'air. Laissez égoutter, puis videz la soucoupe. Ensuite, changez de logique : un terreau neuf contient beaucoup d'eau et des racines dérangées en absorbent peu. Attendez que les premiers centimètres soient secs au doigt avant le deuxième arrosage, ce qui prend souvent une à deux semaines de plus que d'habitude. Deux exceptions : les cactées et les succulentes, qu'on n'arrose pas du tout pendant huit à dix jours après le rempotage pour laisser cicatriser les racines coupées, et les orchidées, dont le substrat d'écorces se trempe puis s'égoutte complètement.
Les semaines qui suivent le rempotage : quand reprendre les apports d'engrais
Un terreau du commerce contient une réserve de fertilisant qui couvre en général les quatre à six premières semaines. Inutile d'ajouter de l'engrais pendant cette période : des racines fraîchement coupées absorbent mal, et un apport concentré les marque au lieu de les nourrir. Reprenez ensuite au rythme habituel de la plante, avec un engrais bien dilué, pendant la période de croissance, et suspendez les apports en hiver pour les plantes d'intérieur qui ralentissent. Pendant ce mois de transition, surveillez plutôt la lumière et l'arrosage. Une plante qui laisse tomber quelques feuilles basses dans les quinze jours réagit normalement au changement de volume ; un feuillage qui se ramollit d'un bloc signale plutôt un excès d'eau. Ne rempotez pas une deuxième fois pour corriger : laissez-lui deux mois.
Ou placer la plante apres le rempotage, pendant la periode de reprise
Pendant deux à trois semaines, la plante refait ses radicelles et transpire plus qu'elle n'absorbe. Placez-la à la lumière vive mais sans soleil direct derrière une vitre, à l'abri des courants d'air et loin d'une source de chaleur sèche. Un sujet d'extérieur rempoté en mars ou en avril, agrume ou olivier, se garde une dizaine de jours à mi-ombre avant de retrouver sa place au soleil : ses racines ne suivent pas encore la demande du feuillage. Évitez de déplacer la plante tous les deux jours et de tourner le pot sans arrêt. Reprenez la routine normale lorsque de nouvelles feuilles apparaissent : c'est le signe que les racines ont colonisé le terreau neuf. Si le feuillage se fane alors que le substrat est humide, ce sont les racines qui ne suivent pas : ombrez davantage et attendez plutôt que d'arroser encore.
Faut-il rempoter une plante des l'achat en jardinerie, ou attendre un peu
Cela dépend du contenant. Une plante vendue en godet serré, avec des racines qui sortent par le fond, se rempote dans la semaine : le godet ne contient pas assez de substrat pour tenir la saison. C'est le cas des aromatiques, des jeunes plants et des vivaces en petits pots. Une plante d'intérieur vendue dans un pot de culture correct gagne au contraire à rester en place deux à trois semaines : elle vient de changer de lumière, d'hygrométrie et de température, et cumuler ce changement avec un rempotage rallonge la reprise. Une plante achetée en fleurs se rempote après la floraison, sauf si elle est vraiment à l'étroit. Dans tous les cas, vérifiez dès l'achat en soulevant la motte : un chignon serré et un terreau qui ne retient plus l'eau tranchent la question, quelle que soit la saison.
Rempoter une plante en fleurs ou en boutons : pourquoi il vaut mieux attendre
Une plante en fleurs consacre l'essentiel de ses réserves à sa floraison. La déranger à ce moment-là se solde presque toujours par des boutons qui coulent et des fleurs qui tiennent moins longtemps. La règle est donc d'attendre la fin de la floraison, puis de rempoter au début de la reprise de végétation. Pour une orchidée, cela veut dire attendre que la hampe soit terminée. Pour un agrume qui fleurit au printemps, cela veut dire rempoter juste avant, en fin d'hiver, ou plus tard une fois les jeunes fruits noués. Deux exceptions : une plante dont le pot est cassé ou dont le substrat ne retient plus rien, et une plante achetée en fleurs dont les racines sortent de partout. Dans ces cas, transférez la motte entière dans un pot à peine plus grand sans toucher aux racines : la plante ne s'en aperçoit presque pas.
Le surfacage : remplacer la couche superieure quand le rempotage n'est plus possible
Passé une certaine taille, un sujet en grand bac ne se rempote plus : on le surface. Une fois par an, en fin d'hiver ou au début du printemps, grattez les trois à cinq premiers centimètres de substrat en surface, sans attaquer les racines, et retirez cette couche appauvrie et souvent croûtée de calcaire. Remplacez-la par un mélange de terreau neuf et de compost bien décomposé, additionné d'un engrais à libération lente adapté à l'espèce. Complétez jusqu'à deux ou trois centimètres sous le bord du pot pour garder la réserve d'arrosage, puis arrosez pour mettre le tout en contact. Le surfaçage se pratique sur les oliviers, les agrumes, les grands ficus, les palmiers d'intérieur et tous les bacs trop lourds à manipuler. Il ne remplace pas indéfiniment un rempotage : comptez un vrai changement de substrat tous les quatre à cinq ans si le bac le permet.
Rempoter un citronnier en pot : periode, contenant et melange de substrat
Le citronnier se rempote à la sortie de l'hiver, en général en mars ou en avril, avant la nouvelle pousse et avant la floraison. Passez au bac juste au-dessus, trois à quatre centimètres de diamètre en plus, jamais davantage : un agrume déteste un volume de terre humide que ses racines n'occupent pas. Prévoyez une couche drainante au fond et un contenant largement percé. Le mélange type associe un terreau pour agrumes ou un bon terreau de plantation, une part de terre de jardin pour le lest, et une part de sable grossier ou de pouzzolane pour le drainage. Dépotez sans laver la motte, griffez seulement les racines qui tournent, et gardez le collet au ras du substrat : un citronnier enterré trop bas dépérit lentement. Arrosez copieusement une fois, puis laissez sécher la surface avant l'arrosage suivant.
Rempoter un olivier en pot : drainage, melange sableux et frequence
L'olivier en pot se rempote en fin d'hiver ou au début du printemps, de mars à mai selon la région, hors période de gelée. Il tolère mal l'excès d'eau : le point critique est le drainage. Choisissez un bac percé, stable et lourd, avec quatre à cinq centimètres de billes d'argile ou de graviers au fond. Le substrat doit rester pauvre et filtrant : deux parts de terreau de plantation, une part de terre de jardin, une part de sable grossier ou de pouzzolane. Écartez les terreaux très riches en tourbe fine, qui restent détrempés. Ne démêlez pas la motte d'un vieil olivier, contentez-vous de griffer les flancs et de couper les racines qui tournent au fond. Comptez un rempotage tous les trois à quatre ans tant que le sujet est jeune, puis un simple surfaçage annuel. Après le rempotage, arrosez une fois abondamment, puis laissez sécher franchement.
Rempoter un ficus : le bon moment et les precautions sur la motte
Le ficus, qu'il s'agisse d'un ficus lyrata, d'un ficus elastica ou d'un ficus benjamina, se rempote au printemps, de mars à juin, quand la lumière revient. Jeune, il apprécie un rempotage tous les ans ou tous les deux ans ; adulte en gros bac, un surfaçage annuel suffit. Utilisez un terreau pour plantes vertes allégé de perlite ou de sable grossier, dans un pot deux à trois centimètres plus large seulement. Dépotez sans casser la motte, griffez les flancs, coupez les racines enroulées au fond, et replacez le collet au même niveau qu'avant. Le ficus supporte mal les changements : attendez-vous à une chute de quelques feuilles dans les deux à trois semaines qui suivent, sans corriger par des arrosages supplémentaires. Gardez-le à la lumière vive sans soleil direct, à température stable, et espacez les arrosages jusqu'à la reprise.
Rempoter une orchidee phalaenopsis : quand et comment changer les ecorces
Une orchidée se rempote quand son substrat s'est décomposé et retient l'eau comme une éponge, en général tous les deux à trois ans, après la floraison. Sortez la plante, dégagez les vieilles écorces à la main, rincez les racines à l'eau tiède et coupez au ciseau propre celles qui sont brunes, plates et molles ; gardez les racines fermes, vertes ou argentées, y compris celles qui sortent du pot. Choisissez un pot transparent percé, à peine plus grand, et un substrat spécifique à base d'écorces de pin calibrées, éventuellement mêlées de sphaigne et de billes d'argile. Répartissez les racines dans le pot, versez les écorces autour en tapotant, sans tasser au poing : les racines ont besoin d'air. Placez le collet au ras du substrat, feuilles bien dégagées. Ne rempotez pas une orchidée en pleine floraison.
Rempoter un cactus ou une succulente : manipulation et substrat sec
Rempotez un cactus au printemps, de mars à mai, dans un substrat parfaitement sec : n'arrosez pas dans les huit à dix jours qui précèdent, la motte se détachera plus facilement. Pour la manipulation, entourez le sujet d'une large bande de papier journal pliée en plusieurs épaisseurs ou d'un morceau de mousse, et enfilez des gants épais de jardinage. Dépotez, faites tomber la vieille terre, coupez les racines mortes et laissez le sujet sécher à l'air une journée avant de le remettre en pot si vous avez taillé des racines. Utilisez un mélange très filtrant : moitié terreau pour cactées, moitié sable grossier, pouzzolane ou pumice, dans un pot à peine plus large et bien percé. Calez la plante avec une couche de gravier en surface, qui garde le collet au sec. N'arrosez pas avant huit à dix jours.
Quel terreau pour un agrume en pot : citronnier, oranger, calamondin
Un agrume en pot demande un substrat qui draine vite mais qui garde du corps. Les terreaux spécifiques agrumes conviennent ; sinon, composez avec deux parts de terreau de plantation de bonne tenue, une part de terre de jardin, et une part de sable grossier ou de pouzzolane. La terre apporte le lest et les éléments que le terreau seul perd en une saison. Évitez les substrats légers à dominante de tourbe fine, qui se rétractent en été et deviennent impossibles à remouiller. Les agrumes n'aiment pas le calcaire : préférez une eau de pluie ou peu calcaire et un substrat neutre à légèrement acide. Le feuillage renseigne : une chlorose entre les nervures signale une carence en fer, fréquente en substrat calcaire, et se corrige par un engrais agrumes et un surfaçage annuel plutôt que par un rempotage complet.
Quel terreau pour les plantes vertes d'interieur et comment l'alleger
La majorité des plantes vertes d'intérieur, pothos, monstera, philodendron, dieffenbachia, calathea, se contentent d'un bon terreau pour plantes d'intérieur. Le point critique est l'aération : les terreaux les moins chers se tassent et s'asphyxient au bout d'une saison. Ajoutez une à deux poignées de perlite, d'écorces fines ou de billes d'argile concassées par litre de terreau, plus une part de fibre de coco si le mélange vous paraît lourd. Pour les aroïdées à racines épaisses comme le monstera, allez plus loin : un tiers d'écorces de pin, un tiers de terreau, un tiers de perlite reproduisent un substrat aéré où les racines respirent. Un terreau nourrit en général la plante quatre à six semaines ; ensuite, l'engrais prend le relais pendant la croissance. Rempotez tous les ans ou tous les deux ans tant que la plante grandit.
Quel substrat pour les cactees et les plantes grasses : la part minerale
Un substrat pour cactées ou succulentes doit sécher vite et ne jamais rester détrempé. La règle pratique : au moins la moitié de minéral. Mélangez une part de terreau pour cactées ou de terreau universel, une part de sable grossier de rivière, et une part de pouzzolane, de pumice ou de gravier fin calibré de trois à six millimètres. Écartez le sable fin de maçonnerie, qui colmate au lieu de drainer. Pour les espèces les plus sensibles à l'humidité, comme les lithops et beaucoup de cactées globulaires, montez la part minérale aux deux tiers. Terminez par un paillage de gravier en surface : il garde le collet au sec, limite l'évaporation et stabilise les sujets hauts. Un pot en terre cuite, poreux, complète bien ce type de mélange. Rempotez tous les trois à quatre ans, au printemps, dans un substrat sec.
Le substrat des orchidees : ecorces calibrees, sphaigne, et pourquoi pas de terreau
Une orchidée épiphyte comme le phalaenopsis, le cattleya ou l'oncidium ne pousse pas dans la terre : dans la nature, ses racines s'accrochent à l'écorce d'un arbre et vivent à l'air. Un terreau classique les étouffe en quelques mois. Le substrat de référence est donc l'écorce de pin calibrée, seule ou mêlée de billes d'argile, de charbon de bois et d'un peu de sphaigne pour la rétention. Calibre moyen pour un phalaenopsis adulte, calibre fin pour un jeune sujet ou une orchidée à racines fines. Ce substrat se décompose : au bout de deux à trois ans, les écorces s'effritent, retiennent l'eau en permanence et les racines s'asphyxient. C'est ce vieillissement, plus que la taille du pot, qui commande le rempotage. Un pot transparent percé permet de suivre la couleur des racines et de doser les arrosages.
La terre de bruyere : pour quelles plantes et comment l'utiliser en pot
La terre de bruyère sert aux plantes de sol acide : rhododendron, azalée, camélia, bruyère, hortensia bleu, érable du Japon, myrtille. Ces espèces ne supportent pas le calcaire et jaunissent entre les nervures dès que le pH monte. En pot, n'utilisez pas de la terre de bruyère pure : elle se tasse, s'acidifie à l'excès et devient difficile à remouiller une fois sèche. Composez plutôt deux parts de terre de bruyère pour une part de terreau de plantation et une part d'écorces fines ou de perlite. Arrosez à l'eau de pluie autant que possible : une eau très calcaire annule en une saison l'effet du substrat. Rempotez en fin d'hiver ou après la floraison selon l'espèce, dans un pot à peine plus grand, en gardant le collet au niveau. La texture des sacs vendus varie beaucoup d'un lot à l'autre : vérifiez-la avant de composer.
Le terreau de semis : pourquoi il est fin et pauvre, et comment s'en servir
Un terreau de semis n'a rien à voir avec un terreau de plantation : il est fin, tamisé, léger et volontairement pauvre. Une graine porte ses propres réserves ; ce qu'elle demande, c'est un contact régulier avec l'humidité et un milieu où la radicelle s'enfonce sans obstacle. Un substrat trop riche fait filer les jeunes plants et marque les racines fragiles. Remplissez la terrine ou la plaque, tassez légèrement avec une planchette, semez, couvrez d'une épaisseur de terreau égale à une ou deux fois le diamètre de la graine, puis humidifiez en pluie fine ou par capillarité en posant le contenant dans un fond d'eau. Maintenez humide sans détremper jusqu'à la levée. Repiquez en godet, dans un terreau plus riche cette fois, dès les premières vraies feuilles, en tenant la plantule par une feuille et jamais par la tige.
Le substrat d'un potager en pot : tomates, courgettes et salades sur un balcon
Un légume en pot vit sur un volume fermé : le substrat doit tenir toute la saison. Prenez un terreau potager de bonne densité, enrichi d'un tiers de compost bien décomposé, et écartez les terreaux très légers qui se rétractent en juillet. Le volume compte au moins autant que le mélange : comptez trente à quarante litres pour un pied de tomate, dix à quinze litres pour une courgette naine ou un poivron, sept à dix litres pour une salade ou quelques radis. Le contenant doit être percé et posé sur cales. Paillez la surface, ne serait-ce qu'avec de la tonte séchée ou de la paillette de lin, pour limiter l'évaporation. Un engrais complet ou un apport régulier de compost soutient la production à partir de la mise à fruit, car les réserves du terreau s'épuisent en cinq à six semaines. Renouvelez le substrat chaque année.
Le substrat des aromatiques en pot : basilic, thym, romarin, menthe, persil
Les aromatiques ne demandent pas toutes le même substrat. Les méditerranéennes, thym, romarin, sarriette, sauge, origan, veulent un mélange pauvre et filtrant : deux parts de terreau pour une part de sable grossier ou de pouzzolane, dans un pot en terre cuite qui sèche vite. Le basilic, le persil, la ciboulette et la menthe demandent au contraire un terreau plus riche et frais, gardé humide sans excès. La menthe s'étale : donnez-lui un pot pour elle seule, sinon elle étouffe ses voisines. Rempotez les godets du commerce dès l'achat, ils sont serrés et contiennent souvent plusieurs pieds dans un tout petit volume, qu'il vaut mieux séparer en deux ou trois pots. Renouvelez le substrat chaque printemps pour les annuelles, tous les deux ans pour les vivaces ligneuses comme le thym et le romarin.
Pot en terre cuite ou pot en plastique : ce que change la matiere du contenant
La terre cuite non émaillée est poreuse : l'eau s'évapore aussi par les parois, le substrat sèche plus vite et les racines respirent mieux. Elle convient aux plantes qui craignent l'excès d'eau, cactées, succulentes, aromatiques méditerranéennes, et sa masse stabilise les sujets hauts comme un olivier ou un grand ficus. En contrepartie, elle est lourde, elle se fend au gel quand le substrat est détrempé en hiver, et elle oblige à arroser plus souvent en été. Le plastique retient l'humidité, pèse peu et résiste au gel : il convient aux plantes vertes gourmandes en eau, aux semis et aux bacs de balcon souvent déplacés. La règle pratique : plante qui aime le sec en terre cuite, plante qui aime le frais en plastique, et adaptez la fréquence d'arrosage à la matière autant qu'à l'espèce.
Reutiliser un ancien pot et un vieux terreau : ce qui se recycle et ce qui non
Un pot déjà utilisé se réemploie sans problème à condition d'être nettoyé : brossez-le à l'eau chaude pour ôter les dépôts blancs de calcaire et les résidus de terreau, où se logent des oeufs de ravageurs et des spores de maladies. Rincez et laissez sécher au soleil. Le terreau, lui, ne se réemploie pas tel quel pour une culture exigeante : après une saison, il est tassé, appauvri et souvent colonisé de racines mortes. Vous pouvez l'étaler au potager, l'incorporer au compost, ou le recycler en le mélangeant à parts égales avec du terreau neuf et du compost pour des cultures peu exigeantes. Ne réutilisez pas le substrat d'une plante qui a dépéri sans explication : sortez-le du circuit, au compost chaud ou à la déchèterie verte. Pour les semis et les jeunes plants, prenez toujours un terreau neuf.
Composer soi-meme un melange de rempotage : les composants et leurs proportions
Quatre familles de composants suffisent. La base retient l'eau et nourrit : terreau de plantation, fibre de coco, terre de jardin, compost tamisé. Le minéral draine et aère : sable grossier, pouzzolane, pumice, gravier fin, billes d'argile concassées. La matière organique grossière structure durablement : écorces de pin, fibres de bois. L'amendement complète : compost mûr, corne broyée, engrais à libération lente. Trois mélanges couvrent presque tout : plantes vertes, six parts de terreau pour deux de perlite et une d'écorces fines ; agrumes et olivier, deux parts de terreau, une de terre de jardin, une de pouzzolane ; cactées, une part de terreau pour deux parts de minéral. Ajustez selon votre arrosage : plus vous arrosez souvent, plus il faut de minéral. Mélangez à sec sur une bâche, puis humidifiez légèrement avant de remplir les pots.