Plantes d'intérieur : symptômes

30 passages · conseil-2026-08-12

Chute brutale des feuilles après un déplacement du pot : ficus et plantes sensibles

Ce qu'on voit : dans les jours qui suivent un changement de pièce, un retour de magasin ou un déménagement, la plante lâche une grande partie de son feuillage, souvent des feuilles encore vertes et fermes. Le ficus est le cas d'école, mais le schefflera, le dracaena et les agrumes d'intérieur réagissent de la même façon. Causes possibles, par ordre de fréquence : la baisse de luminosité entre l'ancien et le nouvel emplacement arrive presque toujours en tête ; vient ensuite le courant d'air froid d'une porte ou d'une fenêtre ; puis la proximité d'un radiateur ; enfin un rempotage fait en même temps que le déplacement, qui ajoute un stress aux racines. Le geste : ne rempotez pas, n'augmentez pas l'engrais et ne noyez pas la motte pour compenser. Choisissez tout de suite un emplacement définitif, le plus près possible d'une fenêtre, arrosez seulement quand les premiers centimètres du substrat sont secs, et attendez. Une reprise se juge sur six à huit semaines : les nouvelles pousses repartent du haut des tiges. Pendant cette période, déplacez la plante le moins possible.

Chute progressive des feuilles du bas sur dracaena et yucca : vieillissement ou manque de lumière

Ce qu'on voit : le tronc se dégarnit par le bas, une ou deux feuilles par mois jaunissent puis se détachent, tandis que le sommet continue de pousser. Sur un dracaena, un yucca ou un palmier d'intérieur, ce mouvement est en partie normal : la plante fabrique un stipe. Causes possibles, par ordre de fréquence : le renouvellement naturel du feuillage, si le rythme reste lent et régulier ; un éclairement insuffisant, quand la perte s'accélère et que les nouvelles feuilles sortent plus petites et plus pâles ; un substrat épuisé après plusieurs années sans rempotage ni apport ; un arrosage irrégulier, qui alterne motte desséchée et motte détrempée. Le geste : comptez les feuilles perdues sur un mois pour distinguer le rythme lent du décrochage. Rapprochez la plante de la fenêtre, tournez le pot d'un quart de tour chaque semaine, reprenez un apport d'engrais dilué pendant la période de croissance et rempotez tous les deux à trois ans. Les feuilles déjà tombées ne repoussent pas : si le tronc nu vous gêne, un rabattage au printemps fera repartir des bourgeons plus bas.

Pointes de feuilles brunes et sèches sur chlorophytum, dracaena et fougère d'intérieur

Ce qu'on voit : les tout derniers millimètres de la feuille virent au brun clair puis au brun foncé, sèchent et deviennent cassants, souvent avec une fine bordure jaune entre le vert et le brun. Le reste du limbe reste normal. Le chlorophytum, le dracaena et les fougères d'intérieur y sont particulièrement sujets. Causes possibles, par ordre de fréquence : l'air sec du chauffage en hiver ; l'accumulation de sels dans la motte, entre une eau calcaire et des apports d'engrais répétés ; des arrosages trop espacés qui laissent la motte se dessécher ; un courant d'air chaud dirigé sur le feuillage. Le geste : remontez l'humidité autour de la plante en groupant les pots et en posant la soucoupe sur un lit de billes d'argile humides, sans que le fond du pot baigne. Une fois par trimestre, rincez la motte à l'évier avec deux à trois fois le volume du pot en eau, puis laissez égoutter : cela évacue les sels accumulés. Espacez les apports d'engrais. Les pointes brunes ne reverdissent pas ; recoupez-les au ciseau en suivant la forme de la feuille.

Bords de feuilles bruns et cassants sur calathea, maranta et spathiphyllum

Ce qu'on voit : une bande brune continue court le long du bord du limbe, parfois sur toute la feuille, avec une zone jaune pâle qui la sépare du vert. La feuille reste en place mais devient cassante sur son pourtour. Causes possibles, par ordre de fréquence : l'air trop sec, surtout au-dessus d'un radiateur ; une eau dure ou très chargée en minéraux, très mal supportée par les calathea et les maranta ; un arrosage en dents de scie, avec une motte qui sèche complètement puis qui est détrempée ; des racines abîmées par un excès d'eau prolongé, auquel cas le bord brun est mou et cerné de jaune plutôt que sec. Le geste : arrosez à l'eau de pluie, à l'eau filtrée ou à l'eau du robinet laissée reposer une nuit, toujours à la température de la pièce. Maintenez le substrat frais sans le détremper, éloignez la plante des sources de chaleur et des courants d'air, et groupez les pots pour créer une ambiance plus humide. Recoupez la bordure sèche si l'aspect vous gêne ; la partie brune ne redeviendra pas verte.

Feuilles molles et pendantes alors que le terreau reste humide : racines asphyxiées

Ce qu'on voit : la plante est avachie, les feuilles pendent le long du pot comme si elle avait soif, mais le doigt enfoncé dans le substrat ressort mouillé. Parfois une odeur de vase monte du pot. Causes possibles, par ordre de fréquence : un excès d'eau prolongé, souvent entretenu par une soucoupe ou un cache-pot qui reste plein ; un pot sans trou de drainage ; un substrat tassé après plusieurs années, qui ne laisse plus passer l'air ; un pot beaucoup trop grand, dont le volume de terreau reste humide bien trop longtemps. Le geste : arrêtez d'arroser et videz la soucoupe. Dépotez pour lire les racines : saines, elles sont fermes et claires ; abîmées, elles sont brunes, molles et se défont entre les doigts. Coupez ce qui est mou, laissez ressuyer une heure, puis rempotez dans un substrat drainant, dans un pot à peine plus grand que la motte et percé au fond. Reprenez des arrosages légers en laissant sécher les premiers centimètres, et videz la soucoupe un quart d'heure après chaque arrosage.

Feuilles jaunes seulement sur les rangs du bas : renouvellement normal ou excès d'eau

Ce qu'on voit : une ou plusieurs feuilles de la base jaunissent uniformément, deviennent souples, puis se détachent d'elles-mêmes. Le haut de la plante continue de pousser normalement. Causes possibles, par ordre de fréquence : le renouvellement naturel du feuillage, quand cela concerne une feuille de temps en temps sur une plante par ailleurs vigoureuse ; un excès d'eau, quand plusieurs feuilles jaunissent en même temps sur un substrat qui reste humide ; un manque de lumière, quand la plante sacrifie ses feuilles les plus ombrées ; un substrat épuisé, quand la plante n'a rien reçu depuis longtemps. Le geste : vérifiez l'humidité du substrat à cinq centimètres de profondeur avant toute conclusion. Sur substrat mouillé, espacez les arrosages et videz la soucoupe. Sur substrat sec, rapprochez la plante de la fenêtre et reprenez des arrosages réguliers. Retirez les feuilles jaunes à la main quand elles se détachent sans résistance : elles ne reverdiront pas.

Jaunissement généralisé du feuillage : lumière, carence et chlorose des plantes d'intérieur

Ce qu'on voit : toute la plante pâlit, du bas au sommet, sans tache ni bord brun net. Selon le cas, le limbe est jaune uniforme, ou jaune entre des nervures restées bien vertes. Causes possibles, par ordre de fréquence : un éclairement trop faible, avec en plus des pousses allongées et des feuilles plus petites ; une carence en azote sur un substrat épuisé, qui donne un jaune uniforme partant des feuilles les plus anciennes ; une chlorose liée à une eau calcaire, reconnaissable au limbe jaune sur nervures vertes, surtout sur les jeunes feuilles ; un excès d'eau qui bloque l'absorption malgré un substrat riche. Le geste : commencez par la lumière, c'est le levier le plus rapide. Placez la plante à moins d'un mètre d'une fenêtre claire, sans soleil direct aux heures chaudes. Reprenez ensuite un engrais liquide dilué pendant la période de croissance, du printemps au début de l'automne, en respectant ce qui est indiqué sur l'emballage. Si la chlorose domine, passez à une eau de pluie ou filtrée et rempotez dans un terreau neuf.

Taches brunes sur le limbe : lire la bordure, le centre et la répartition avant de conclure

Ce qu'on voit : des taches franches sur le limbe, isolées ou groupées. Trois lectures différentes selon leur aspect. Causes possibles, par ordre de fréquence : des taches molles, brun foncé, cerclées de jaune et qui s'étendent d'une feuille à l'autre orientent vers une maladie du feuillage favorisée par l'humidité stagnante et le manque d'air ; des plages beige clair, sèches et cantonnées aux feuilles les plus proches de la vitre, orientent vers un soleil direct trop vif derrière le verre ; des points bruns nets apparus après avoir mouillé le feuillage orientent vers des gouttes restées sur le limbe ou vers une eau très calcaire. Le geste : arrosez au pied et non sur le feuillage, espacez les pots pour que l'air circule, aérez la pièce sans courant d'air froid et retirez les feuilles atteintes plutôt que de les laisser sécher sur la plante. Éloignez la plante d'un demi-mètre de la vitre ou filtrez le soleil des heures chaudes par un voilage. Isolez-la des autres tant que de nouvelles taches apparaissent.

Base ramollie et brune sur un cactus ou une succulente : le collet qui cède par excès d'eau

Ce qu'on voit : le bas de la plante, au ras du substrat, brunit puis noircit et se ramollit ; la chair cède sous le doigt alors que le sommet reste encore vert. Sur un cactus colonnaire, l'affaissement peut aller très vite. Causes possibles, par ordre de fréquence : des arrosages trop fréquents, en particulier de l'automne au printemps quand la plante est au repos ; un substrat trop fin et trop riche, qui retient l'eau autour du collet ; l'eau versée directement au centre de la rosette d'une succulente ; un pot sans drainage ou une soucoupe laissée pleine. Le geste : il n'y a pas de retour en arrière sur la partie ramollie. Coupez franchement au-dessus de la zone atteinte, dans une chair saine et ferme, laissez sécher la coupe à l'air libre plusieurs jours à l'ombre, puis reposez le tronçon sur un substrat très drainant sans arroser avant l'apparition des racines. Ensuite, arrosez abondamment mais rarement, seulement quand le substrat est sec à cœur, et beaucoup moins en hiver.

Tige qui noircit sur monstera, pothos ou philodendron : où couper et jusqu'où remonter

Ce qu'on voit : une portion de tige devient brune puis noire, molle au toucher, souvent au ras du substrat ou juste sous un nœud. Les feuilles portées par cette tige jaunissent puis pendent d'un coup. Causes possibles, par ordre de fréquence : un substrat maintenu détrempé, qui fait céder les tissus au collet ; une bouture laissée trop longtemps dans l'eau puis rempotée sans transition ; une blessure ancienne, coup de sécateur ou pincement, restée humide ; un excès d'eau combiné à une pièce fraîche, où le substrat ne sèche plus. Le geste : suivez la tige au sécateur propre en remontant jusqu'à trouver une section entièrement claire et ferme à la coupe : c'est là qu'il faut s'arrêter. Écartez les parties molles. Si la base est perdue, prélevez une bouture saine avec au moins un nœud et une racine aérienne, et redémarrez-la dans un substrat léger à peine humide. Laissez ensuite sécher les premiers centimètres entre deux arrosages et n'arrosez jamais dans un cache-pot fermé.

Aucune nouvelle pousse depuis des mois : lumière, saison, volume du pot et apports

Ce qu'on voit : la plante ne perd pas de feuilles, ne jaunit pas, mais ne fabrique plus rien de neuf depuis longtemps. Aucune feuille ne se déroule, aucun bourgeon ne gonfle. Causes possibles, par ordre de fréquence : la saison, car la plupart des plantes d'intérieur ralentissent nettement de novembre à février et repartent avec l'allongement des jours ; un éclairement trop faible pour soutenir une croissance ; un substrat épuisé après deux ou trois ans dans le même pot, sans aucun apport ; à l'inverse, un pot devenu bien trop grand, où la plante fabrique des racines avant de repartir en feuilles. Le geste : attendez le mois de mars avant de conclure quoi que ce soit. Rapprochez la plante d'une fenêtre lumineuse, dépoussiérez le feuillage, puis reprenez un engrais liquide dilué toutes les deux à quatre semaines pendant la croissance. Rempotez tous les deux à trois ans dans un pot d'un seul diamètre au-dessus. Une plante qui repart le fait d'abord par le sommet et par les yeux les plus hauts.

Étiolement : tiges filantes, entre-nœuds allongés et feuilles espacées loin de la fenêtre

Ce qu'on voit : les tiges s'allongent démesurément, l'espace entre deux feuilles double ou triple, les feuilles nouvelles sortent plus petites et plus pâles, et la plante se couche vers la source de lumière. Le pothos, le philodendron et les succulentes le montrent très nettement. Causes possibles, par ordre de fréquence : un manque de lumière, de très loin la première cause ; un emplacement trop éloigné de la fenêtre ou masqué par un meuble ou un rideau épais ; un excès d'apports azotés qui pousse une croissance molle ; sur les succulentes, un hivernage en pièce chauffée et sombre. Le geste : la partie déjà filée ne se rétractera pas. Rapprochez la plante à moins d'un mètre d'une fenêtre, tournez le pot d'un quart de tour chaque semaine pour équilibrer la silhouette, et rabattez les tiges les plus allongées au printemps, juste au-dessus d'un nœud : la plante repartira plus ramassée. Les tronçons coupés se bouturent facilement. Suspendez les apports tant que l'éclairement n'est pas corrigé.

Feuilles panachées qui reverdissent : pourquoi le vert reprend et comment garder la panachure

Ce qu'on voit : sur un pothos, un ficus ou un philodendron panaché, les nouvelles feuilles sortent de plus en plus vertes, jusqu'à ne plus présenter aucune plage claire. Les anciennes feuilles panachées, elles, ne changent pas. Causes possibles, par ordre de fréquence : un éclairement insuffisant, car les zones claires ne participent presque pas à la croissance et la plante privilégie le vert quand la lumière manque ; une tige entièrement verte laissée en place, qui pousse plus vite que les autres et finit par dominer ; plus rarement, une plante issue d'une multiplication faite à partir d'une pousse déjà revenue au vert. Le geste : offrez à la plante l'endroit le plus lumineux possible, sans soleil direct aux heures chaudes. Repérez les tiges entièrement vertes et coupez-les au-dessus d'un nœud portant encore de la panachure : c'est le seul moyen de rendre la main aux pousses claires. Bouturez de préférence des tronçons bien panachés. Une feuille déjà verte ne redeviendra jamais panachée.

Phalaenopsis qui ne refleurit pas : lumière, écart de température et hampe à ne pas couper

Ce qu'on voit : l'orchidée garde des feuilles fermes et vertes, émet parfois des racines, mais ne monte aucune hampe florale depuis un an ou plus. Causes possibles, par ordre de fréquence : un manque de lumière, la plante étant souvent posée trop loin de la fenêtre ; l'absence d'écart entre la température du jour et celle de la nuit, alors que quelques degrés de moins la nuit pendant plusieurs semaines déclenchent la montée de hampe ; une hampe coupée trop court ou trop tôt ; des arrosages excessifs qui abîment les racines ; un substrat décomposé depuis plusieurs années. Le geste : installez la plante devant une fenêtre claire, sans soleil direct à midi. À l'automne, laissez la pièce se refroidir la nuit, ou sortez la plante quelques semaines dans une pièce plus fraîche. Après la floraison, coupez la hampe au-dessus du deuxième œil visible si elle reste verte, au ras si elle sèche. Arrosez par trempage bref quand les racines virent au gris argenté, et rempotez dans une écorce neuve tous les deux à trois ans.

Racines aériennes d'orchidée qui sortent du pot : les lire plutôt que les enterrer

Ce qu'on voit : des racines épaisses, gris argenté à sec et vertes après un arrosage, s'échappent du pot et partent en l'air dans toutes les directions. C'est le comportement normal d'un phalaenopsis, pas un symptôme. Causes possibles, par ordre de fréquence : le fonctionnement naturel de l'espèce, qui pousse en nature accrochée aux arbres ; un substrat devenu dense ou décomposé, quand les racines fuient l'intérieur du pot et que celles restées dedans sont brunes et plates ; une humidité ambiante faible, qui multiplie les racines de surface ; un pot devenu trop petit. Le geste : ne coupez pas une racine ferme, même hors du pot, et ne la forcez pas dans le substrat : elle casse. Contentez-vous de la mouiller de temps en temps, ou pendant le trempage du pot. Ne coupez que les racines creuses, brunes et molles. Si celles du pot sont en mauvais état, rempotez dans une écorce de calibre moyen, dans un pot transparent et percé, en dehors de la floraison.

Racines qui sortent par les trous de drainage : reconnaître une plante à l'étroit

Ce qu'on voit : des racines dépassent sous le pot, tournent en spirale à la surface du substrat, ou soulèvent la motte. L'eau d'arrosage traverse en quelques secondes et la plante fane plus vite qu'avant. Causes possibles, par ordre de fréquence : une motte entièrement colonisée après deux à trois ans dans le même pot ; un pot resté trop petit dès l'achat ; une plante à croissance rapide, comme le pothos ou le chlorophytum, qui remplit son pot en une saison ; plus rarement, un substrat tassé qui repousse les racines vers les seules zones aérées. Le geste : rempotez de préférence au printemps, dans un pot d'un seul diamètre au-dessus et percé au fond. Démêlez délicatement les racines qui tournent, coupez celles qui sont sèches ou brunes, complétez avec un terreau neuf sans enterrer le collet plus profond qu'avant, puis arrosez une fois pour tasser. Attendez trois à quatre semaines avant le premier apport d'engrais : le terreau neuf en contient déjà.

Le terreau ne sèche plus entre deux arrosages : pot, substrat et saison en cause

Ce qu'on voit : dix jours ou plus après l'arrosage, le substrat reste froid et mouillé sous le doigt. La plante ne pousse pas, les feuilles du bas jaunissent, une odeur de terre stagnante apparaît parfois. Causes possibles, par ordre de fréquence : un pot trop grand par rapport à la motte, dont le volume de terreau non exploré reste gorgé d'eau ; la saison, car de novembre à février les besoins chutent de moitié ou plus et l'ancien rythme d'arrosage devient excessif ; un substrat trop fin, tassé ou riche en tourbe compactée ; un cache-pot ou une soucoupe qui garde l'eau ; une pièce fraîche et peu ventilée. Le geste : suspendez l'arrosage jusqu'à ce que les cinq premiers centimètres soient secs. Videz la soucoupe systématiquement un quart d'heure après l'arrosage. Griffez la surface pour la faire respirer. Au printemps, rempotez dans un pot à peine plus grand que la motte, avec un terreau allégé de sable grossier, de perlite ou d'écorce, et un fond percé.

Petits moucherons noirs qui décollent du terreau quand on arrose : les sciarides

Ce qu'on voit : de minuscules mouches noires s'envolent du pot dès qu'on le touche, marchent sur le substrat et se collent aux vitres. Les larves, translucides, vivent dans les premiers centimètres humides et se nourrissent de matière en décomposition. Causes possibles, par ordre de fréquence : une surface de terreau constamment humide, cause première et quasi unique ; un terreau riche en matière organique fraîche ; des débris de feuilles laissés sur le substrat ; l'arrivée d'un nouveau pot déjà colonisé, souvent après un achat. Le geste : laissez sécher les trois à quatre premiers centimètres entre deux arrosages, c'est ce qui casse le cycle. Arrosez par le bas, dans la soucoupe, pour garder la surface sèche, et videz l'excédent. Couvrez la surface d'un centimètre de sable grossier ou de gravier fin. Retirez les feuilles tombées. Posez des plaques engluées jaunes pour suivre la population. Sur un pot très colonisé, rempotez en remplaçant tout le substrat.

Dépôt blanc à la surface du terreau : calcaire, sels des apports ou voile de moisissure

Ce qu'on voit : deux dépôts très différents se présentent avec la même couleur. Le premier est une croûte dure, blanche à beige, qui colle au terreau et remonte parfois sur le pourtour d'un pot en terre cuite. Le second est un voile léger, blanc et cotonneux, qui s'étale à la surface et disparaît quand on gratte. Causes possibles, par ordre de fréquence : le calcaire de l'eau du robinet, associé aux sels des apports d'engrais, pour la croûte dure ; une surface trop humide et un manque d'air pour le voile cotonneux, qui vit sur la matière organique et ne s'attaque pas à la plante ; un arrosage toujours en petite quantité, qui ne lessive jamais la motte. Le geste : grattez et remplacez le premier centimètre de substrat. Une à deux fois par an, rincez la motte à l'évier avec deux à trois fois le volume du pot en eau, puis laissez égoutter. Espacez les apports d'engrais. Aérez la pièce, laissez sécher la surface entre deux arrosages et retirez les débris végétaux.

Feuilles poussiéreuses et ternes : la poussière qui prive la plante de lumière

Ce qu'on voit : le feuillage a perdu son brillant, une pellicule grise se dépose sur le dessus des feuilles et le doigt y laisse une trace. La plante pousse plus lentement, sans autre signe apparent. Causes possibles, par ordre de fréquence : la poussière domestique, qui s'accumule d'autant plus vite que les feuilles sont larges et horizontales, comme sur le ficus, le monstera ou le caoutchouc ; l'air d'un chauffage soufflant ; la proximité d'un passage ou d'une cuisine, où le dépôt devient gras ; un feuillage jamais nettoyé depuis le rempotage. Le geste : essuyez le dessus et le dessous de chaque feuille avec un chiffon doux humide, en soutenant le limbe de l'autre main. Pour les plantes à petites feuilles, une douchette tiède dans la baignoire fait le travail plus vite ; laissez égoutter avant de remettre en place. Sur les feuilles duveteuses, comme celles du saintpaulia, utilisez un pinceau sec plutôt que de l'eau. Répétez tous les un à deux mois.

Arroser ses plantes d'intérieur pendant une absence de deux à quatre semaines

Ce qu'on voit au retour : certaines plantes sont intactes et d'autres sont sèches à cœur ou, à l'inverse, jaunies dans un pot détrempé. Le second cas vient presque toujours d'un arrosage massif donné juste avant le départ. Ce qui marche, par ordre de fiabilité : regrouper les pots au sol dans la pièce la plus fraîche et la plus lumineuse sans soleil direct, ce qui ralentit l'évaporation ; poser les pots sur une serviette dont un bout trempe dans une bassine d'eau, la mèche alimentant la motte par capillarité ; installer des cônes ou des bouteilles de goutte-à-goutte, en les essayant une semaine avant le départ pour régler le débit. Le geste : arrosez normalement la veille, pas trois fois plus. Descendez les plantes des étagères hautes, fermez les volets à moitié, baissez le chauffage sans laisser geler. Au-delà de trois semaines, mieux vaut faire passer quelqu'un une fois. Au retour, réhydratez par bassinage les mottes très sèches et taillez ce qui a séché.

Feuilles qui s'enroulent sur elles-mêmes : manque d'eau, air sec ou racines en souffrance

Ce qu'on voit : le limbe se referme vers le haut en gouttière, s'enroule sur les bords ou se recroqueville, souvent en fin de journée. Les calathea et les maranta relèvent aussi leurs feuilles la nuit, ce qui est normal et n'a rien à voir. Causes possibles, par ordre de fréquence : un manque d'eau, quand le substrat est sec sur plusieurs centimètres et que la plante se déplie après un arrosage ; l'air sec du chauffage, quand l'enroulement persiste malgré une motte fraîche ; des racines abîmées par un excès d'eau, quand le substrat est mouillé et que la plante reste enroulée ; un emplacement trop chaud ou exposé plein soleil derrière une vitre. Le geste : vérifiez l'humidité à cinq centimètres avant d'arroser. Si la motte est sèche à cœur, bassinez le pot vingt minutes dans une bassine d'eau puis laissez égoutter. Si elle est mouillée, dépotez et examinez les racines. Éloignez la plante des radiateurs, groupez les pots et écartez le feuillage de la vitre aux heures chaudes.

Boutons floraux qui tombent avant de s'ouvrir sur gardénia, hibiscus et anthurium

Ce qu'on voit : la plante forme des boutons normalement, puis ceux-ci jaunissent à la base et se détachent avant l'ouverture, parfois tous en quelques jours. Le feuillage, lui, reste correct. Causes possibles, par ordre de fréquence : un changement d'emplacement ou d'orientation en pleine formation des boutons, très mal supporté par le gardénia et l'hibiscus ; un arrosage irrégulier, une motte qui sèche puis qui est noyée ; l'air sec et chaud d'un radiateur proche ; un courant d'air froid à chaque ouverture de porte ; un manque de lumière qui ne permet pas de mener les boutons à terme. Le geste : ne déplacez plus la plante et ne tournez plus le pot tant que les boutons sont là. Maintenez le substrat régulièrement frais, sans excès et sans à-coups, avec une eau à la température de la pièce. Éloignez la plante des sources de chaleur et des passages. Sur les espèces qui craignent le calcaire, comme le gardénia, arrosez à l'eau de pluie ou filtrée.

Voile blanc poudreux sur les feuilles : reconnaître l'oïdium sur une plante d'intérieur

Ce qu'on voit : une poudre blanche et farineuse s'étale en plaques sur le dessus des feuilles, comme de la farine saupoudrée, et s'efface en partie sous le doigt. Les feuilles atteintes se déforment, jaunissent puis sèchent. Le kalanchoé, le bégonia et les jeunes semis y sont sensibles. Causes possibles, par ordre de fréquence : un air confiné avec des écarts marqués entre le jour et la nuit, condition typique d'une pièce peu ventilée ; des plantes serrées les unes contre les autres, sans circulation d'air entre les feuillages ; un feuillage régulièrement mouillé le soir ; une plante déjà affaiblie par le manque de lumière. Le geste : isolez la plante des autres dès le repérage. Retirez les feuilles couvertes plutôt que de les laisser sur place, et ramassez celles qui sont tombées sur le substrat. Espacez les pots pour que l'air circule, aérez la pièce sans courant d'air froid, arrosez au pied et jamais sur le feuillage, de préférence le matin. Pour cet emplacement, choisissez ensuite des espèces moins sensibles.

Amas blancs cotonneux à l'aisselle des feuilles : reconnaître la cochenille farineuse

Ce qu'on voit : de petits amas blancs, cotonneux, logés à l'aisselle des feuilles, le long des nervures du revers et parfois sur les racines de surface. Sous l'amas se cache un insecte ovale et mou. Le feuillage devient collant, les jeunes pousses se déforment et pâlissent. Causes possibles, par ordre de fréquence : l'arrivée d'une plante déjà porteuse, de très loin la plus fréquente, d'où l'intérêt d'inspecter tout nouveau pot avant de le poser près des autres ; une atmosphère chaude et sèche toute l'année, qui accélère les générations ; un excès d'apports azotés, qui favorise des pousses tendres ; un feuillage dense jamais inspecté au revers. Le geste : isolez la plante dans une autre pièce. Retirez les amas un à un au coton-tige, en insistant sur les aisselles, le revers et les gaines des feuilles. Passez le feuillage sous une douchette tiède. Coupez les pousses très colonisées. Réinspectez tous les sept jours pendant au moins un mois : les jeunes échappent au premier passage.

Fines toiles et piqueté clair au revers des feuilles : la piste des acariens en air sec

Ce qu'on voit : le limbe se couvre d'un piqueté clair très fin, comme du sable pâle vu de près, il perd son vert et devient grisâtre ; au revers et à la jonction des tiges apparaissent de fines toiles. Les feuilles sèchent de la base vers le haut. Causes possibles, par ordre de fréquence : un air chaud et sec, typiquement au-dessus d'un radiateur en hiver, condition qui multiplie les générations en quelques jours ; une plante rentrée du jardin sans inspection à l'automne ; un feuillage jamais dépoussiéré ni douché ; des pots serrés, qui laissent passer les acariens d'une plante à l'autre. Le geste : isolez la plante immédiatement, les voisines sont souvent déjà touchées. Douchez tout le feuillage, revers compris, à l'eau tiède, et recommencez tous les trois à quatre jours pendant deux semaines : l'humidité leur est défavorable. Coupez les feuilles les plus sèches. Remontez l'humidité de l'air autour des plantes et éloignez les pots des sources de chaleur.

Feuilles collantes et dépôt noir sur le limbe : miellat de pucerons et fumagine

Ce qu'on voit : les feuilles deviennent poisseuses au toucher, le meuble ou le sol sous la plante colle aussi, puis un dépôt noir de suie s'installe sur le dessus du limbe. En regardant les jeunes pousses et le revers, on trouve des pucerons verts, noirs ou roses, agglutinés en colonies. Causes possibles, par ordre de fréquence : une colonie de pucerons installée sur les pousses tendres, dont le miellat sucré sert de support à la fumagine, un champignon de surface ; une cochenille, quand on ne trouve pas de pucerons mais des amas blancs ou des boucliers bruns ; un excès d'engrais azoté, qui favorise des pousses tendres très recherchées ; une plante rentrée du jardin sans inspection. Le geste : isolez la plante, puis passez le feuillage sous une douchette tiède, revers compris, en soutenant les pousses. Essuyez le dépôt noir au chiffon humide, feuille par feuille : il part mécaniquement. Coupez les extrémités les plus colonisées. Réduisez les apports azotés et réinspectez chaque semaine.

Plante qui penche vers la fenêtre et pousse d'un seul côté : rééquilibrer la silhouette

Ce qu'on voit : toutes les feuilles sont orientées vers la vitre, les tiges se couchent du même côté et l'arrière du pot se dégarnit. En tournant la plante, on découvre une face nue. Causes possibles, par ordre de fréquence : une lumière qui n'arrive que d'un seul côté, cas de figure normal en intérieur ; un pot jamais tourné depuis le rempotage ; un éclairement globalement trop faible, qui accentue le mouvement et allonge les tiges ; un meuble ou un rideau qui masque une partie de la fenêtre. Le geste : tournez le pot d'un quart de tour dans le même sens chaque semaine, par exemple le jour de l'arrosage pour ne pas l'oublier. Ne redressez jamais une tige lignifiée d'un coup, elle casse : un tuteur et quelques liens souples corrigent la courbure en plusieurs mois. Sur une plante très dissymétrique, rabattez au printemps les tiges les plus longues au-dessus d'un œil tourné vers le vide, et rapprochez l'ensemble de la fenêtre.

L'eau file le long du pot sans mouiller la motte : reconnaître un terreau rétracté

Ce qu'on voit : au moment de l'arrosage, l'eau traverse en deux secondes et ressort claire dans la soucoupe, alors que la motte reste sèche et légère quand on soulève le pot. Un espace visible s'est creusé entre le substrat et la paroi. Causes possibles, par ordre de fréquence : un substrat riche en tourbe qui a séché à cœur et ne se réhumidifie plus par le dessus ; des arrosages trop faibles et trop espacés ; une longue absence en été ; un terreau vieux de plusieurs années, minéralisé et tassé. Le geste : oubliez l'arrosage par le dessus tant que la motte est dans cet état. Plongez le pot dans une bassine d'eau à la température de la pièce, jusqu'aux deux tiers de sa hauteur, et laissez-le vingt à trente minutes, jusqu'à ce que la surface devienne humide, puis laissez bien égoutter. Griffez la surface et retassez doucement le substrat contre la paroi. Si le phénomène revient à chaque arrosage, rempotez au printemps dans un terreau neuf.

Plante sortie l'été qui décline en octobre après la rentrée dans la maison

Ce qu'on voit : une plante superbe au jardin ou sur le balcon perd des feuilles, jaunit ou se couvre de taches dans les semaines qui suivent son retour à l'intérieur. Les agrumes, l'olivier en pot et le ficus sont les plus démonstratifs. Causes possibles, par ordre de fréquence : la chute brutale d'éclairement entre l'extérieur et une pièce, qui provoque une chute de feuilles d'ajustement ; l'air sec du chauffage qui démarre ; un arrosage maintenu au rythme de l'été alors que les besoins s'effondrent ; des passagers ramenés du jardin, acariens ou cochenilles, qui prolifèrent au chaud. Le geste : rentrez avant les premières nuits fraîches, pas en catastrophe fin octobre. Inspectez le revers des feuilles et le collet avant d'entrer le pot, et douchez le feuillage. Installez la plante à l'endroit le plus lumineux de la maison, loin des radiateurs, et divisez l'arrosage par deux ou trois. Ne rempotez pas et n'apportez pas d'engrais avant le printemps.