Ficus elastica, le caoutchouc : lumière, arrosage et rempotage en intérieur
Le ficus elastica, appelé caoutchouc, demande une lumière vive mais tamisée : à un ou deux mètres d'une fenêtre bien exposée, jamais derrière une vitre en plein soleil l'été. Arrosage : attendre que les premiers centimètres du substrat soient secs, soit environ une fois par semaine du printemps à l'automne, beaucoup moins en hiver, parfois toutes les deux à trois semaines selon le chauffage. L'excès d'eau reste la cause la plus fréquente de chute des feuilles du bas. Humidité de l'air : moyenne, il supporte l'air sec d'un appartement chauffé. Température : ne pas descendre sous une douzaine de degrés, et l'éloigner des courants d'air froid d'une porte d'entrée. Substrat : terreau pour plantes vertes allégé de perlite ou de sable grossier, dans un pot percé. Rempotage tous les deux à trois ans au printemps, ou simple surfaçage quand le sujet est devenu trop grand pour être manipulé. Difficulté fréquente : les grandes feuilles prennent la poussière, les essuyer régulièrement avec un chiffon humide.
Ficus benjamina : éviter la chute des feuilles après un changement de place
Le ficus benjamina supporte mal les changements : déplacement, courant d'air, rythme d'arrosage irrégulier, et il répond en perdant ses feuilles. Choisir sa place une fois pour toutes, en lumière vive sans soleil direct prolongé, puis ne plus y toucher. Arrosage : laisser sécher la surface du substrat sur deux à trois centimètres entre deux apports, environ une fois par semaine en période de croissance, toutes les deux semaines en hiver. Vider la soucoupe après chaque arrosage. Humidité de l'air : il apprécie une brumisation du feuillage quand l'air de la pièce est très sec. Température : le garder au-dessus d'une quinzaine de degrés, loin d'une fenêtre que l'on ouvre en hiver. Substrat : terreau pour plantes vertes, pot percé, couche drainante au fond. Rempotage tous les deux à trois ans au printemps. Difficulté fréquente : une chute massive de feuilles dans les semaines qui suivent l'achat est une réaction au changement de conditions ; la plante repart si l'arrosage reste régulier.
Ficus lyrata, le figuier lyre : lumière, arrosage et taches brunes du feuillage
Le ficus lyrata, ou figuier lyre, se reconnaît à ses grandes feuilles en forme de violon. Il lui faut beaucoup de lumière : devant une fenêtre bien éclairée, à l'abri du soleil direct des heures chaudes. Arrosage : attendre que le substrat soit sec sur trois à quatre centimètres, soit environ tous les sept à dix jours au printemps et en été, en espaçant nettement en hiver. Un arrosage trop fréquent provoque des taches brunes molles au coeur des feuilles ; un manque prolongé donne des bords secs et cassants. Humidité de l'air : moyenne à élevée, il préfère une pièce où l'air n'est pas trop sec. Température : minimum autour d'une quinzaine de degrés, il n'aime ni les courants d'air ni la proximité immédiate d'un radiateur. Substrat : terreau de qualité bien drainé, pot percé et lourd car le sujet devient haut. Rempotage tous les deux à trois ans, au printemps. Difficulté fréquente : le tourner d'un quart de tour de temps en temps pour qu'il ne penche pas vers la fenêtre.
Monstera deliciosa : lumière, arrosage et apparition des découpes des feuilles
La monstera deliciosa, souvent appelée faux philodendron, pousse à l'ombre claire d'un sous-bois : chez soi, il lui faut une lumière vive indirecte, à quelques mètres d'une fenêtre ou derrière un voilage. En lumière insuffisante, les nouvelles feuilles restent entières, sans les découpes caractéristiques, et les tiges s'allongent. Arrosage : laisser sécher la moitié supérieure du substrat, soit environ une fois par semaine en période de croissance et toutes les deux à trois semaines en hiver. Humidité de l'air : elle apprécie une atmosphère un peu humide, sans exigence stricte. Température : ne pas descendre sous une douzaine de degrés. Substrat : mélange aéré, terreau additionné d'écorces et de perlite, dans un pot percé. Rempotage tous les deux ans au printemps tant que la plante grossit. Difficulté fréquente : les racines aériennes ne se coupent pas, on les guide vers le substrat ou vers un tuteur mousse maintenu humide.
Pothos (Epipremnum aureum) : la plante d'intérieur qui pardonne les oublis d'arrosage
Le pothos, Epipremnum aureum, accepte des situations très variées, ce qui en fait une bonne première plante d'intérieur. Lumière : vive indirecte de préférence, mais il tient dans une pièce moyennement éclairée ; en lumière faible, les feuilles panachées reverdissent et les entre-noeuds s'allongent. Arrosage : laisser sécher le substrat sur la moitié de la hauteur du pot, soit environ tous les sept à dix jours du printemps à l'automne et toutes les deux à trois semaines en hiver. Humidité de l'air : sans exigence particulière, il supporte l'air sec. Température : au-dessus d'une douzaine de degrés. Substrat : terreau pour plantes vertes classique, dans un pot percé. Rempotage tous les deux ans, au printemps, dans un pot à peine plus grand. Difficulté fréquente : les tiges se dégarnissent à la base ; on les rabat au printemps et on replante les boutures obtenues dans le même pot pour l'étoffer.
Philodendron grimpant (Philodendron scandens) : lumière, arrosage et tuteurage
Le philodendron grimpant, Philodendron scandens, se conduit aussi bien en suspension que sur un tuteur mousse. Lumière : vive indirecte, à quelques mètres d'une fenêtre ou derrière un voilage ; il tolère une lumière moyenne mais pousse alors plus lentement. Arrosage : attendre que la surface du substrat soit sèche sur deux à trois centimètres, soit environ une fois par semaine en période de croissance et toutes les deux à trois semaines en hiver. Humidité de l'air : il apprécie une atmosphère un peu humide, sans que ce soit indispensable. Température : ne pas descendre sous une douzaine de degrés. Substrat : terreau allégé d'écorces et de perlite, pot percé. Rempotage tous les deux ans au printemps. Difficulté fréquente : des tiges longues portant des feuilles de plus en plus petites signalent un manque de lumière ; rapprocher la plante de la fenêtre et rabattre les tiges les plus filées au printemps.
Sansevieria (Dracaena trifasciata) : arroser peu, et presque pas en hiver
La sansevieria, aujourd'hui rattachée au genre Dracaena sous le nom de Dracaena trifasciata et connue comme langue de belle-mère, est la plante d'intérieur la plus tolérante au manque de soins. Lumière : elle accepte une pièce peu éclairée mais pousse plus vite et garde de meilleures marbrures en lumière vive. Arrosage : c'est le point critique, toutes les deux à trois semaines en été, une fois par mois voire moins en hiver, et toujours en laissant le substrat sécher complètement. Verser l'eau sur le substrat et non au coeur de la rosette. Humidité de l'air : indifférente. Température : ne pas descendre sous une dizaine de degrés. Substrat : mélange très drainant, terreau et sable grossier, pot percé. Rempotage rare, tous les trois à quatre ans, elle fleurit et se tient mieux un peu à l'étroit. Difficulté fréquente : une feuille molle et jaunissante à la base signale un excès d'eau, pas un manque.
Zamioculcas zamiifolia : la plante des pièces sombres et des arrosages espacés
Le zamioculcas, Zamioculcas zamiifolia, stocke l'eau dans des tubercules charnus, ce qui explique sa résistance. Lumière : il pousse en lumière moyenne et supporte une pièce assez sombre, un couloir ou un bureau sans fenêtre proche ; il pousse simplement plus lentement. Éviter le soleil direct de l'après-midi. Arrosage : toutes les deux à trois semaines du printemps à l'automne, une fois par mois environ en hiver, en laissant le substrat sécher entièrement entre deux apports. Humidité de l'air : indifférente. Température : au-dessus d'une douzaine de degrés. Substrat : terreau allégé de sable grossier ou de perlite, pot percé, jamais de soucoupe laissée pleine. Rempotage tous les deux à trois ans au printemps, quand les tubercules déforment le pot. Difficulté fréquente : des tiges qui jaunissent et se ramollissent à la base traduisent presque toujours un arrosage trop généreux.
Spathiphyllum, la fleur de lune : lire le feuillage qui retombe avant d'arroser
Le spathiphyllum, ou fleur de lune, a l'avantage de signaler sa soif : les feuilles s'affaissent avant de jaunir et se redressent quelques heures après l'arrosage. Ne pas en faire une méthode systématique, un dessèchement répété fatigue la plante. Lumière : vive mais tamisée, jamais de soleil direct ; en lumière trop faible il fait des feuilles et plus de fleurs. Arrosage : environ une à deux fois par semaine en été, une fois tous les huit à dix jours en hiver, en vidant la soucoupe. Humidité de l'air : élevée, il apprécie une brumisation ou une pièce humide. Température : ne pas descendre sous une quinzaine de degrés. Substrat : terreau pour plantes vertes, pot percé. Rempotage tous les deux ans au printemps, en divisant la touffe si elle est dense. Difficulté fréquente : des pointes brunes et sèches viennent de l'air sec ou d'une eau très calcaire.
Calathea : humidité de l'air, qualité de l'eau et bords de feuilles secs
Les calathea sont des plantes de sous-bois tropical : elles se plaisent en lumière tamisée, jamais au soleil direct qui décolore les motifs du feuillage. Arrosage : garder le substrat légèrement frais sans jamais le détremper, environ deux fois par semaine en été et une fois par semaine en hiver, avec une eau à température ambiante et peu calcaire, l'eau de pluie ou l'eau laissée reposer convenant mieux. Humidité de l'air : c'est le point décisif, elles demandent une atmosphère nettement humide, regroupées avec d'autres plantes ou posées sur un lit de billes d'argile humides. Température : ne pas descendre sous une quinzaine de degrés, et les éloigner des radiateurs. Substrat : terreau léger et aéré, pot percé. Rempotage tous les deux ans au printemps. Difficulté fréquente : des bords de feuilles bruns et secs qui s'enroulent traduisent un air trop sec ou une eau trop calcaire.
Maranta leuconeura, la plante qui prie : lumière douce et substrat jamais sec
La maranta, Maranta leuconeura, doit son surnom de plante qui prie au mouvement de ses feuilles, à plat le jour et redressées le soir. Lumière : vive mais toujours filtrée, une exposition trop forte ternit les nervures colorées ; elle accepte une lumière moyenne. Arrosage : maintenir le substrat frais sans excès, environ deux fois par semaine en été et une fois par semaine en hiver, avec une eau à température ambiante et peu calcaire. Humidité de l'air : élevée, à défaut ses feuilles brunissent sur les bords. Température : au-dessus d'une quinzaine de degrés, sans courant d'air. Substrat : terreau léger, mélangé à un peu de perlite, dans un pot large et peu profond car son enracinement est superficiel. Rempotage tous les deux ans au printemps. Difficulté fréquente : elle se dégarnit au centre avec l'âge ; on rabat les tiges au printemps et on bouture les segments prélevés.
Dracaena marginata et Dracaena fragrans : arrosage mesuré et pointes sèches
Les dracaena d'intérieur, Dracaena marginata au feuillage fin et Dracaena fragrans aux larges feuilles rubanées, forment un tronc nu surmonté d'un bouquet de feuilles. Lumière : vive indirecte ; les formes panachées perdent leurs couleurs à l'ombre, le soleil direct décolore le feuillage. Arrosage : laisser sécher le substrat sur la moitié de la hauteur du pot, soit environ tous les huit à dix jours en été et toutes les deux à trois semaines en hiver. Humidité de l'air : moyenne, une brumisation en période de chauffage est appréciée. Température : au-dessus d'une douzaine de degrés. Substrat : terreau pour plantes vertes drainé de perlite, pot percé. Rempotage tous les deux à trois ans au printemps. Difficulté fréquente : les pointes brunes et sèches sont classiques et viennent de l'air sec ou d'une eau très calcaire ; on peut les recouper en suivant la forme de la feuille.
Yucca d'intérieur (Yucca elephantipes) : beaucoup de lumière et substrat drainant
Le yucca d'intérieur, Yucca elephantipes, se vend sous forme de troncs coupés qui repartent en bouquets de feuilles rigides. Lumière : la plus vive possible, juste devant une fenêtre, y compris avec du soleil direct ; c'est une des rares plantes d'intérieur qui le réclame. Arrosage : espacé, environ tous les dix à quinze jours en été et une fois par mois en hiver, en laissant sécher le substrat en profondeur. Ne pas verser l'eau au coeur des bouquets de feuilles. Humidité de l'air : indifférente, il supporte l'air sec. Température : il accepte une pièce fraîche, jusqu'à une dizaine de degrés, mais pas le gel. Substrat : très drainant, terreau et sable grossier, pot lourd et percé car la plante est haute. Rempotage tous les trois ans au printemps. Difficulté fréquente : un tronc qui se ramollit à la base vient d'un substrat resté détrempé trop longtemps.
Kentia (Howea forsteriana) : le palmier d'intérieur qui accepte la lumière moyenne
Le kentia, Howea forsteriana, est le palmier d'intérieur le plus tolérant : il pousse en lumière vive indirecte mais accepte une pièce moyennement éclairée, à distance de la fenêtre. Éviter le soleil direct qui marque les palmes. Arrosage : garder le substrat légèrement frais sans le détremper, environ une fois par semaine du printemps à l'automne et toutes les deux semaines en hiver ; vérifier avec le doigt plutôt qu'au calendrier. Humidité de l'air : moyenne à élevée, une brumisation des palmes en période de chauffage lui convient. Température : au-dessus d'une douzaine de degrés. Substrat : terreau pour plantes vertes additionné de sable grossier, pot profond et percé. Rempotage espacé, tous les trois ans environ, ses racines sont cassantes et il déteste être dérangé. Difficulté fréquente : les pointes des palmes brunissent quand l'air est chaud et sec près d'un radiateur.
Areca (Dypsis lutescens) : palmier d'intérieur exigeant en lumière et en humidité
L'areca, Dypsis lutescens, forme une touffe de fines palmes sur des cannes jaunes. Il est plus exigeant que le kentia. Lumière : vive et abondante, près d'une fenêtre bien exposée mais derrière un voilage aux heures les plus fortes. Arrosage : régulier, le substrat doit rester frais en surface sans être gorgé, soit environ deux fois par semaine en été et une fois par semaine en hiver, soucoupe vidée. Humidité de l'air : élevée, c'est sa principale exigence en appartement chauffé ; brumiser les palmes ou poser le pot sur des billes d'argile humides. Température : ne pas descendre sous une quinzaine de degrés. Substrat : terreau pour plantes vertes drainé de sable, pot percé. Rempotage tous les deux à trois ans au printemps. Difficulté fréquente : en air trop sec, de fines toiles apparaissent au revers des palmes et le feuillage se pique de points clairs, signe d'acariens ; doucher régulièrement le feuillage.
Pilea peperomioides, plante à monnaie chinoise : lumière, arrosage et rejets
Le pilea peperomioides, appelé plante à monnaie chinoise, porte des feuilles rondes sur de longs pétioles. Lumière : vive indirecte, tout près d'une fenêtre sans soleil direct prolongé. Il se penche fortement vers la source de lumière, il faut donc le tourner d'un quart de tour chaque semaine pour qu'il reste équilibré. Arrosage : quand la surface du substrat est sèche sur deux centimètres, soit environ une fois par semaine en été et toutes les deux semaines en hiver. Humidité de l'air : moyenne, sans exigence forte. Température : au-dessus d'une douzaine de degrés. Substrat : terreau léger drainé de perlite, pot percé. Rempotage chaque année tant que la plante est jeune, ensuite tous les deux ans. Difficulté fréquente : de jeunes rejets apparaissent au pied et sur le substrat ; on les sépare avec quelques racines au printemps pour obtenir de nouvelles plantes.
Peperomia : feuillage charnu, arrosage espacé et pot volontairement petit
Les peperomia regroupent de nombreuses espèces de petite taille au feuillage épais, souvent gaufré ou marbré. Lumière : vive indirecte, elles supportent une lumière moyenne mais perdent leurs contrastes ; pas de soleil direct qui décolore les feuilles. Arrosage : leurs feuilles charnues stockent l'eau, on attend que le substrat soit sec sur la moitié de la hauteur, soit environ tous les dix jours en été et une fois par mois en hiver. Humidité de l'air : moyenne, elles se contentent de l'air d'un appartement. Température : au-dessus d'une douzaine de degrés. Substrat : léger et drainant, terreau additionné de perlite ou d'écorces fines, dans un pot percé de petit diamètre car leur système racinaire est réduit. Rempotage espacé, tous les deux à trois ans. Difficulté fréquente : des tiges qui noircissent et se ramollissent à la base signalent un pot trop grand et un substrat resté humide.
Aloe en pot d'intérieur : lumière directe, substrat sableux et arrosage rare
L'aloe cultivé en pot, principalement Aloe vera et Aloe arborescens, forme une rosette de feuilles épaisses et dentées. Lumière : la plus vive possible, directement devant une fenêtre bien exposée ; à l'ombre, la rosette s'étire et les feuilles s'affaissent. Arrosage : rare, toutes les deux à trois semaines du printemps à l'automne, presque nul en hiver, en versant l'eau sur le substrat et jamais au coeur de la rosette. Humidité de l'air : indifférente. Température : garder la plante hors gel, elle apprécie une pièce fraîche en hiver, autour d'une dizaine de degrés. Substrat : mélange sableux et très drainant, pot en terre cuite percé. Rempotage tous les deux à trois ans au printemps. Difficulté fréquente : des feuilles molles, pâles et couchées indiquent soit un excès d'eau, soit un manque de lumière ; les rejets latéraux se séparent au rempotage.
Cactus de Noël (Schlumbergera) : obtenir la floraison grâce aux jours courts
Le cactus de Noël, Schlumbergera, n'est pas un cactus de désert mais une plante épiphyte de forêt humide, ce qui change tout son entretien. Lumière : vive indirecte, sans soleil direct. Arrosage : régulier pendant la croissance et la floraison, environ une fois par semaine, plus espacé après la floraison, en laissant sécher la surface entre deux apports ; il ne supporte pas la sécheresse complète. Humidité de l'air : moyenne à élevée, une brumisation lui convient. Température : au-dessus d'une dizaine de degrés. Substrat : léger, terreau additionné d'écorces fines et de sable, pot percé assez petit. Rempotage après la floraison, tous les deux à trois ans. Difficulté fréquente : la formation des boutons demande en automne des nuits longues, sans éclairage artificiel le soir, et une pièce plus fraîche ; une fois les boutons formés, ne plus déplacer ni tourner le pot, sous peine de les voir tomber.
Cactées et succulentes d'intérieur : le repos hivernal au sec et au frais
Les cactées et les succulentes d'appartement, echeveria, haworthia, crassula, mammillaria et autres, demandent toutes le même cadre. Lumière : maximale, juste devant la fenêtre la plus lumineuse, avec du soleil direct pour la plupart. Arrosage : abondant mais très espacé du printemps à la fin de l'été, en attendant que le substrat soit sec à coeur, soit environ tous les dix à quinze jours ; à partir de l'automne, on réduit fortement, et en hiver on n'arrose quasiment plus. Humidité de l'air : sèche, sans brumisation. Température : un hivernage frais, autour d'une dizaine de degrés, conditionne la floraison de nombreuses cactées. Substrat : très minéral, terreau mélangé à du sable grossier ou de la pouzzolane, en pot de terre cuite percé. Rempotage tous les deux à trois ans au printemps. Difficulté fréquente : une tige qui s'étire et pâlit indique un manque de lumière.
Orchidée phalaenopsis : arrosage par trempage, couleur des racines et rempotage
L'orchidée phalaenopsis est une épiphyte : ses racines vivent à l'air, pas dans de la terre. Lumière : vive mais filtrée, derrière un voilage ; le soleil direct marque les feuilles. Arrosage : par trempage du pot transparent dans l'eau une dizaine de minutes, puis égouttage complet, environ tous les huit à dix jours en été et tous les douze à quinze jours en hiver. Les racines vertes signalent une plante hydratée, les racines argentées une plante qui a soif : c'est le meilleur repère. Humidité de l'air : moyenne à élevée. Température : au-dessus d'une quinzaine de degrés, avec un écart entre le jour et la nuit qui favorise la floraison. Substrat : écorces d'orchidée uniquement, jamais de terreau, dans un pot percé et transparent. Rempotage tous les deux à trois ans après la floraison. Difficulté fréquente : l'eau laissée au coeur de la plante fait pourrir le collet, il faut l'éponger.
Anthurium : lumière tamisée, substrat aéré et relance de la floraison
L'anthurium, souvent appelé langue de feu, porte des spathes rouges, roses ou blanches au-dessus d'un feuillage vernissé. Lumière : vive et tamisée, à environ un mètre d'une fenêtre lumineuse ; sans lumière suffisante il produit des feuilles et plus de spathes. Arrosage : garder le substrat légèrement frais, environ une à deux fois par semaine en été et tous les huit à dix jours en hiver, avec une eau non calcaire et à température ambiante, soucoupe toujours vidée. Humidité de l'air : élevée, c'est une plante de milieu tropical humide. Température : ne pas descendre sous une quinzaine de degrés. Substrat : aéré, mélange de terreau et d'écorces, dans un pot percé à peine plus large que la motte. Rempotage tous les deux ans au printemps. Difficulté fréquente : un pot trop grand ou un manque de lumière suffisent à arrêter la floraison pendant des mois.
Bégonia d'intérieur (Begonia rex, Begonia maculata) : arroser au pied, pas sur les feuilles
Les bégonias d'intérieur se cultivent pour leur feuillage, Begonia rex aux feuilles marbrées, Begonia maculata aux feuilles ponctuées de blanc. Lumière : vive indirecte, jamais de soleil direct qui ternit les couleurs. Arrosage : au pied, sans mouiller le feuillage qui marque et se tache facilement ; laisser sécher la surface sur deux centimètres, soit environ deux fois par semaine en été et une fois par semaine en hiver. Humidité de l'air : élevée, mais obtenue par des billes d'argile humides ou le regroupement des plantes plutôt que par brumisation directe. Température : au-dessus d'une quinzaine de degrés. Substrat : terreau léger et drainant, pot large et peu profond. Rempotage chaque printemps tant que la plante grossit. Difficulté fréquente : un feutrage blanc sur les feuilles, l'oïdium, apparaît dans une pièce confinée ; aérer, espacer les pots et retirer les feuilles atteintes.
Chlorophytum comosum, la plante araignée : entretien simple et stolons à bouturer
Le chlorophytum comosum, ou plante araignée, forme une touffe retombante de feuilles rubanées souvent panachées de blanc. Lumière : vive indirecte pour garder la panachure, mais il supporte une lumière moyenne. Arrosage : régulier, environ deux fois par semaine en été et une fois tous les dix jours en hiver ; ses racines charnues stockent l'eau et lui font pardonner un oubli. Humidité de l'air : moyenne. Température : il accepte une pièce fraîche, jusqu'à une dizaine de degrés, mais pas le gel. Substrat : terreau pour plantes vertes ordinaire, pot percé. Rempotage annuel au printemps tant que la plante est jeune, ses racines remplissent vite le pot et finissent par le déformer. Difficulté fréquente : des pointes brunes très fréquentes viennent de l'air sec ou d'une eau calcaire. Les rejets portés au bout des stolons s'enracinent facilement, posés sur un pot de terreau maintenu frais.
Fougère de Boston (Nephrolepis exaltata) : substrat toujours frais et air humide
La fougère de Boston, Nephrolepis exaltata, forme une couronne de frondes retombantes. Lumière : tamisée, jamais de soleil direct ; elle se plaît à quelques mètres d'une fenêtre ou près d'une fenêtre orientée au nord. Arrosage : c'est une plante qui ne supporte pas de sécher, il faut maintenir le substrat frais en permanence, soit environ deux à trois fois par semaine en été et une à deux fois par semaine en hiver, sans laisser d'eau dans la soucoupe. Humidité de l'air : élevée, elle est à sa place dans une salle de bains éclairée. Température : au-dessus d'une douzaine de degrés, à l'écart des radiateurs. Substrat : terreau léger et riche en matière organique, pot percé. Rempotage chaque printemps tant que la touffe grossit. Difficulté fréquente : en air chauffé et sec, les frondes brunissent et perdent leurs folioles ; on coupe les frondes desséchées à la base et on relève l'humidité ambiante.
Alocasia : lumière vive indirecte, humidité élevée et repos en hiver
Les alocasia portent de grandes feuilles en forme de flèche, à nervures marquées, sur de longs pétioles dressés. Lumière : vive et indirecte, près d'une fenêtre filtrée par un voilage ; le soleil direct décolore le feuillage. Arrosage : garder le substrat légèrement frais pendant la croissance, environ deux fois par semaine en été, puis réduire nettement dès l'automne, jusqu'à une fois tous les dix à quinze jours en hiver. Humidité de l'air : élevée, c'est la condition la plus difficile à tenir en appartement chauffé. Température : ne pas descendre sous une quinzaine de degrés. Substrat : très aéré, terreau additionné d'écorces et de perlite, pot percé. Rempotage chaque printemps, la plante forme des tubercules qui remplissent le pot. Difficulté fréquente : la perte des feuilles en hiver est souvent un repos normal ; on réduit l'arrosage, on garde le pot au chaud et on attend la reprise au printemps.
Croton (Codiaeum variegatum) : beaucoup de lumière pour garder les couleurs
Le croton, Codiaeum variegatum, tire tout son intérêt de son feuillage panaché de jaune, d'orange et de rouge. Lumière : c'est le point clé, il lui faut la position la plus lumineuse possible, juste derrière une fenêtre, avec un peu de soleil doux du matin ; en lumière insuffisante, les feuilles reverdissent et la plante perd son intérêt. Arrosage : régulier, en laissant sécher la surface sur deux centimètres, soit environ deux fois par semaine en été et une fois par semaine en hiver. Humidité de l'air : élevée, brumiser le feuillage en période de chauffage. Température : au-dessus d'une quinzaine de degrés, sans courant d'air. Substrat : terreau riche et drainant, pot percé. Rempotage tous les deux ans au printemps. Difficulté fréquente : il perd brutalement ses feuilles du bas après un déplacement, un coup de froid ou un arrosage irrégulier ; stabiliser ses conditions et attendre la reprise.
Hoya carnosa, fleur de porcelaine : ne pas couper les pédoncules après floraison
Le hoya carnosa, ou fleur de porcelaine, est une liane à feuilles épaisses et cireuses qui fleurit en ombelles parfumées. Lumière : vive, très près d'une fenêtre, avec un peu de soleil doux le matin ; sans lumière abondante, il ne fleurit pas. Arrosage : espacé, ses feuilles charnues font réserve ; laisser sécher le substrat sur la moitié de la hauteur, soit environ tous les dix jours en été et une fois par mois en hiver. Humidité de l'air : moyenne, une brumisation occasionnelle suffit, en évitant les fleurs. Température : au-dessus d'une douzaine de degrés, un hivernage un peu frais favorise la floraison suivante. Substrat : très drainant, écorces fines et terreau, pot percé et petit car il fleurit mieux à l'étroit. Rempotage rare, tous les trois ans. Difficulté fréquente : les fleurs repartent d'année en année sur les mêmes pédoncules, qu'il ne faut donc jamais couper.
Vérifier si une plante d'intérieur a besoin d'eau avant de sortir l'arrosoir
Arroser au calendrier est la première cause de perte des plantes d'intérieur. Le besoin réel dépend de la saison, de la température de la pièce, de la taille du pot et de la matière dont il est fait. Trois vérifications suffisent. Le doigt enfoncé de deux à trois centimètres dans le substrat : s'il ressort humide et que de la terre y colle, on attend. Le poids du pot : un pot arrosé est nettement plus lourd, la comparaison devient un réflexe fiable au bout de quelques semaines. Un tuteur ou une baguette de bois enfoncé jusqu'au fond puis ressorti : il reste sombre et humide si le substrat est encore mouillé en profondeur. Arroser ensuite abondamment jusqu'à ce que l'eau s'écoule par le trou du pot, puis vider la soucoupe un quart d'heure plus tard. Utiliser une eau à température ambiante, l'eau froide du robinet marquant certains feuillages.
Arrosage des plantes d'intérieur en hiver : espacer sans laisser dessécher
De novembre à février, les jours sont courts et la plupart des plantes d'intérieur ralentissent fortement leur croissance : elles consomment beaucoup moins d'eau. Garder le rythme d'arrosage de l'été est l'erreur classique de la saison, et elle se traduit par un substrat détrempé, des feuilles qui jaunissent et des racines qui souffrent. En pratique, on espace souvent de moitié : une plante arrosée chaque semaine en été passe à un arrosage toutes les deux semaines, une sansevieria ou un cactus à un arrosage par mois ou moins. Deux exceptions demandent de la vigilance. Les plantes placées juste au-dessus d'un radiateur sèchent plus vite qu'en été et doivent être surveillées au doigt. Les plantes qui fleurissent en hiver continuent de consommer. Vérifier toujours le substrat avant d'arroser, et utiliser une eau à température ambiante plutôt qu'une eau froide.
Placer ses plantes d'intérieur selon l'orientation de la fenêtre de la pièce
En intérieur, la lumière chute très vite dès qu'on s'éloigne de la vitre : à deux mètres, une plante reçoit une fraction de ce qu'elle recevrait sur le rebord. C'est le premier réglage à faire avant de toucher à l'arrosage. Une fenêtre au nord donne une lumière douce et constante, sans soleil direct : elle convient aux fougères, aux calathea, aux spathiphyllum. À l'est, le soleil du matin est doux et bien accepté par la plupart des plantes vertes. À l'ouest, la lumière de fin de journée est plus forte et plus chaude, il faut souvent reculer un peu les feuillages fins. Au sud, la position est la plus lumineuse de la maison : elle est parfaite pour les cactées, les succulentes, le yucca et le croton, mais demande un voilage l'été pour les autres. En hiver, on rapproche les plantes de la fenêtre, la lumière étant plus faible.
Humidité de l'air en appartement : reconnaître le manque et le compenser
La plupart des plantes d'intérieur viennent de milieux tropicaux humides, alors qu'un logement chauffé en hiver est un air très sec. Les signes du manque sont constants : pointes de feuilles brunes et sèches, bords qui s'enroulent, boutons floraux qui avortent, feuillage terne. Les espèces les plus demandeuses sont les calathea, les maranta, les fougères, les alocasia, l'anthurium et l'areca. Quatre gestes simples remontent l'humidité autour du feuillage. Regrouper les plantes, chacune transpirant pour ses voisines. Poser les pots sur une coupelle de billes d'argile maintenues humides, sans que le fond du pot baigne. Éloigner les plantes des radiateurs et des bouches de chauffage. Brumiser le matin avec une eau peu calcaire, en évitant les feuillages duveteux et les fleurs, qui se tachent. Aérer la pièce reste utile, mais sans exposer les plantes au courant d'air froid.
Rempoter une plante d'intérieur : à quel moment, dans quel pot, comment faire
Le rempotage se fait au printemps, quand la plante redémarre. Trois signes indiquent qu'il est temps : des racines qui sortent par le trou de drainage ou remontent en surface, une eau d'arrosage qui traverse aussitôt sans être retenue, une croissance arrêtée alors que la saison est favorable. Choisir un pot percé, deux à trois centimètres plus large seulement : un pot trop grand garde un volume de substrat humide que les racines n'occupent pas. Dépoter, démêler doucement la motte, retirer les racines sèches ou molles, puis replanter dans un substrat neuf sans enterrer le collet, qui doit rester au même niveau qu'avant. Tasser légèrement, arroser copieusement, puis placer la plante à l'ombre claire une petite semaine avant de lui rendre sa place. Ne pas apporter d'engrais dans les semaines qui suivent : le terreau neuf en contient déjà.
Composer un substrat drainant pour ses plantes d'intérieur en pot
Un terreau pour plantes vertes du commerce convient à la majorité des plantes d'intérieur, mais il se tasse et retient souvent trop d'eau au fil des mois. On l'améliore selon la famille de la plante. Pour les plantes vertes courantes, ficus, dracaena, chlorophytum, ajouter une part de perlite ou de sable grossier pour quatre parts de terreau. Pour les plantes à racines aériennes, monstera, philodendron, anthurium, alocasia, incorporer un tiers d'écorces fines qui laissent circuler l'air. Pour les cactées et les succulentes, compter au moins moitié de sable grossier ou de pouzzolane. Les orchidées phalaenopsis ne se plantent pas dans du terreau mais dans des écorces seules. Éviter la terre de jardin en pot : elle se compacte, se draine mal et devient dure à l'arrosage. Un peu de compost tamisé peut enrichir le mélange des plantes gourmandes.
Drainage, pot percé et soucoupe : éviter l'eau stagnante au fond du pot
La majorité des plantes d'intérieur perdues le sont par excès d'eau, et le coupable est presque toujours le contenant. Un pot doit être percé : une couche de billes d'argile au fond d'un pot fermé ne remplace pas un trou, elle déplace simplement la zone d'eau stagnante. Le cache-pot décoratif est le piège le plus courant, car l'eau s'y accumule sans qu'on la voie ; il faut soit y glisser un pot de culture percé que l'on ressort pour arroser, soit vider le cache-pot après chaque arrosage. Même règle pour la soucoupe : on la vide un quart d'heure après avoir arrosé, le temps que la motte se soit rechargée. Les signes d'un fond d'eau permanent sont reconnaissables : substrat qui sent le renfermé, feuilles qui jaunissent et tombent sans sécher, base des tiges molle. Le pot en terre cuite, poreux, pardonne davantage qu'un pot plastique.
Feuilles jaunes sur une plante d'intérieur : lire le symptôme selon sa position
Une feuille jaune ne dit rien à elle seule, c'est sa position et l'état du substrat qui donnent le diagnostic. Une ou deux vieilles feuilles du bas qui jaunissent lentement puis tombent : renouvellement normal, rien à faire. Un jaunissement général, feuilles molles, substrat lourd et détrempé, éventuellement une odeur de renfermé : excès d'eau, c'est le cas le plus fréquent en hiver ; espacer les arrosages et vérifier que le pot est percé. Feuilles jaunes et sèches, bord cassant, substrat décollé du pot : manque d'eau prolongé. Jaunissement pâle entre les nervures qui restent vertes, sur les feuilles jeunes : substrat épuisé ou trop calcaire, signe d'une chlorose ; rempoter au printemps et reprendre les apports d'engrais en saison. Jaunissement dans les jours suivant un déménagement ou un achat : réaction au changement de lumière, à laisser passer sans modifier l'arrosage.
Pointes de feuilles brunes et sèches : les causes courantes en intérieur
Les pointes brunes et sèches sont le symptôme le plus banal des plantes d'intérieur, particulièrement sur dracaena, chlorophytum, spathiphyllum, calathea et palmiers. Quatre causes se partagent presque tous les cas. L'air trop sec en période de chauffage, de loin la première : regrouper les plantes, brumiser, éloigner des radiateurs. Une eau très calcaire, dont les sels s'accumulent dans le substrat : préférer l'eau de pluie ou une eau laissée reposer, et rincer le substrat à grande eau une ou deux fois par an. Un excès d'engrais, qui brunit aussi les bords : alléger les apports et respecter les pauses en hiver. Des racines très à l'étroit qui ne suivent plus la demande du feuillage : rempoter au printemps. La partie sèche ne reverdira pas ; on peut la recouper au ciseau en suivant la forme naturelle de la feuille, en laissant un liseré sec.
Reconnaître la cochenille farineuse sur une plante d'intérieur
La cochenille farineuse se repère à de petits amas blancs cotonneux, logés à l'aisselle des feuilles, au revers du limbe, le long des tiges et parfois au collet. La cochenille à bouclier prend l'aspect de petites pastilles brunes et bombées, collées sur la nervure principale, qui se détachent à l'ongle. Les deux laissent un dépôt collant, le miellat, sur lequel s'installe ensuite un feutrage noir, la fumagine, qui salit le feuillage et réduit la lumière captée. Les plantes les plus concernées en intérieur sont les ficus, les orchidées, les cactées, l'hoya et les palmiers. Les gestes utiles relèvent de l'entretien : isoler la plante des autres dès la découverte, retirer les amas un à un avec un chiffon ou une brosse douce, contrôler les aisselles et le revers chaque semaine, éliminer les feuilles très colonisées et inspecter les plantes voisines pendant un mois.
Reconnaître les acariens, ou araignées rouges, sur les plantes d'intérieur
Les acariens, souvent appelés araignées rouges, sont minuscules et se voient rarement à l'oeil nu : on les identifie par leurs traces. Le feuillage se pique de très fins points clairs qui donnent un aspect grisé et poussiéreux, puis les feuilles se décolorent et sèchent. De fines toiles apparaissent au revers du limbe, aux aisselles et à l'extrémité des tiges, particulièrement visibles à contre-jour ou après une brumisation. Ils prolifèrent dans l'air chaud et sec des logements chauffés, surtout sur areca, croton, alocasia, dracaena et rosiers d'intérieur. Les gestes culturaux qui limitent l'installation : isoler la plante concernée, doucher le feuillage à l'eau tiède en insistant sur le revers, relever l'humidité ambiante en regroupant les plantes ou avec des billes d'argile humides, éloigner le pot des radiateurs et couper les feuilles les plus atteintes.
Moucherons du terreau (sciarides) : les reconnaître et assécher la surface
Les petits moucherons noirs qui s'envolent quand on arrose sont des sciarides, ou mouches du terreau. On les distingue des moucherons de fruits à leur point de départ : ils sortent de la surface du pot et courent dessus plutôt que de tourner autour de la corbeille de fruits. Les larves, blanches et translucides, vivent dans les premiers centimètres du substrat et se nourrissent de matière organique en décomposition ; sur une plante adulte en bonne santé, la gêne est surtout visuelle, mais les jeunes semis peuvent en souffrir. Leur présence signale toujours un substrat maintenu humide en surface. Les gestes culturaux : espacer les arrosages et laisser sécher les deux premiers centimètres entre deux apports, arroser par le bas en remplissant la soucoupe le temps que la motte se recharge, couvrir la surface d'un centimètre de sable grossier, retirer feuilles mortes et débris posés sur le terreau.
Engrais des plantes d'intérieur : quel rythme selon la saison de croissance
Une plante en pot épuise son substrat en quelques mois : l'engrais compense, mais uniquement pendant la période où la plante pousse. En pratique, on apporte de mars ou avril jusqu'à septembre, toutes les deux à quatre semaines selon la vigueur de l'espèce, puis on arrête complètement en automne et en hiver. Les plantes vertes apprécient un engrais plus riche en azote, qui soutient le feuillage ; les plantes fleuries, anthurium, orchidées, cactus de Noël, demandent une formule plus riche en potasse. Trois règles évitent les dégâts. Ne jamais fertiliser un substrat sec, on arrose d'abord à l'eau claire. Ne pas fertiliser dans les six à huit semaines qui suivent un rempotage, le terreau neuf étant déjà enrichi. Respecter les quantités d'engrais indiquées, un excès se traduisant par des pointes brunes et une croûte blanchâtre en surface du pot.
Dépoussiérer et nettoyer le feuillage des plantes d'intérieur
La poussière qui s'accumule sur les feuilles n'est pas seulement inesthétique : elle filtre la lumière que la plante reçoit déjà en quantité limitée en intérieur. Un nettoyage tous les mois environ suffit, davantage dans une pièce très fréquentée. Pour les grandes feuilles lisses, ficus elastica, ficus lyrata, monstera, dracaena, passer un chiffon doux légèrement humide en soutenant la feuille de l'autre main. Pour les touffes fines et les palmiers, une douche tiède au jet doux, en protégeant la surface du substrat pour ne pas le détremper. Pour les feuillages duveteux, ne pas mouiller : une brosse souple ou un pinceau sec. Ne pas employer de lustrant pour feuillage, qui obstrue les stomates. Ce nettoyage est aussi le meilleur moment pour inspecter le revers des feuilles et les aisselles, là où cochenilles et acariens s'installent d'abord.
Acclimater une plante d'intérieur qui vient d'arriver à la maison
Une plante achetée en jardinerie sort d'une serre lumineuse et humide : chez soi, elle change brutalement de lumière, d'humidité et de température. Quelques semaines de transition évitent la plupart des déconvenues. Inspecter d'abord le revers des feuilles et les aisselles, puis tenir la nouvelle venue à l'écart des autres plantes pendant deux à trois semaines, le temps de vérifier qu'elle n'apporte pas de cochenilles ou d'acariens. Lui donner ensuite sa place définitive, la plus lumineuse compatible avec son espèce, et ne plus la déplacer : les ficus et les crotons réagissent aux changements en perdant leurs feuilles. Attendre quelques semaines avant de rempoter, sauf si le substrat est visiblement épuisé, et ne pas apporter d'engrais tout de suite. Une chute de quelques feuilles pendant l'adaptation est normale, elle n'appelle pas un arrosage supplémentaire.
Bouturer dans l'eau un pothos, un philodendron ou une monstera
Le bouturage dans l'eau réussit très bien sur les lianes d'intérieur : pothos, philodendron scandens, monstera deliciosa, et aussi sur le chlorophytum et certaines peperomia. La période favorable va du printemps à la fin de l'été, quand la plante pousse. Prélever un fragment de tige portant une ou deux feuilles et couper juste sous un noeud, la petite excroissance d'où partent la feuille et parfois une racine aérienne : c'est de là que sortiront les racines. Retirer la feuille du bas si elle risque de tremper. Placer la bouture dans un verre d'eau claire, à la lumière vive indirecte, et changer l'eau tous les trois à quatre jours pour qu'elle reste limpide. Les premières racines apparaissent en général en deux à quatre semaines. Mettre en pot quand elles atteignent quelques centimètres, dans un petit pot percé, et garder le substrat frais les premières semaines.