Maladies : identification

40 passages · diagnostic-2026-08-12

Marsonia du rosier : reconnaître les taches noires sur le feuillage

La marsonia, appelée aussi maladie des taches noires du rosier, se voit d'abord sur les feuilles du bas. Des taches rondes ou étoilées, brun foncé à noires, apparaissent sur la face supérieure du limbe. Leur contour est flou, effiloché, ce qui les différencie d'une tache à bord net. Le tissu vert autour jaunit, puis la feuille entière vire au jaune et tombe. Après un printemps pluvieux, un rosier peut se retrouver presque nu en plein été alors que ses boutons continuent de s'ouvrir. Sur les jeunes rameaux verts de l'année, la marsonia laisse parfois des marques allongées violacées. C'est avant tout une maladie du feuillage, mais l'extension horticole de l'université de l'Illinois décrit aussi des taches sur les pétioles et les fruits, et des pétales tachés de rouge et déformés. Les taches restent visibles sur les feuilles tombées au sol, où le champignon passe l'hiver avant de repartir au printemps suivant avec les premières pluies. La sensibilité tient à la variété et non à l'aspect du feuillage : choisissez des cultivars reconnus résistants, ceux qui portent le label ADR par exemple.

Marsonia du rosier : conditions d'apparition et gestes culturaux qui limitent

La marsonia se déclare quand le feuillage du rosier reste mouillé plusieurs heures d'affilée : printemps pluvieux, arrosage sur les feuilles en fin de journée, massif serré contre un mur sans circulation d'air. Les spores partent des feuilles tombées l'année précédente et remontent sur le rosier par éclaboussure de pluie, ce qui explique que les taches commencent toujours par le bas. Les gestes culturaux qui limitent la maladie : arroser au pied et jamais sur le feuillage, ramasser et sortir du massif les feuilles tachées puis celles qui tombent à l'automne, espacer les pieds pour que l'air circule, tailler pour ouvrir le centre du buisson, pailler le sol afin de réduire les éclaboussures. À la plantation, choisir des variétés de rosiers réputées moins sensibles reste le levier le plus durable. L'intensité varie fortement d'une année et d'une région à l'autre selon la pluviométrie de mai et juin.

Oïdium : reconnaître le feutrage blanc poudreux sur les feuilles et les jeunes pousses

L'oïdium se reconnaît sans hésitation : un feutrage blanc, farineux, posé sur la face supérieure des feuilles, sur les jeunes pousses et parfois sur les boutons. Il s'essuie en partie avec le doigt, qui ressort blanchi. Sous le feutrage, le limbe se déforme, se gaufre, reste petit, et les pousses touchées s'allongent mal. Contrairement au mildiou, l'oïdium n'a pas besoin de pluie : il s'installe par temps chaud et sec quand les nuits sont fraîches et humides, souvent en fin de printemps puis de nouveau à l'arrière-saison. Les plantes serrées, à l'ombre d'un mur, ou poussées par un excès d'azote y sont plus exposées. Il touche des espèces très différentes : rosier, vigne, courgette, concombre, melon, pommier, chêne, lilas, phlox, aster. Chaque espèce a en réalité son propre champignon, ce qui explique qu'un rosier atteint ne contamine pas la courgette voisine.

Oïdium du rosier : feuilles gaufrées et boutons floraux couverts de blanc

Sur rosier, l'oïdium s'attaque en priorité aux organes jeunes. Les pousses de l'année se couvrent d'un voile blanc poudreux, les feuilles se gaufrent, s'enroulent vers le haut et prennent souvent une teinte rougeâtre sur le pourtour. Les pédoncules et les boutons floraux peuvent être entièrement blanchis : le bouton s'ouvre mal, ou pas du tout. Contrairement à la marsonia, l'oïdium du rosier ne fait pas tomber les feuilles rapidement et atteint le haut du buisson autant que le bas. Il apparaît par temps doux et sec avec des nuits humides, souvent après une période de forte pousse. Les gestes culturaux qui limitent : espacer les rosiers, éviter les emplacements confinés le long d'un mur exposé au sud, ouvrir le centre du buisson à la taille de fin d'hiver, ne pas forcer sur les apports d'azote qui donnent des pousses tendres, arroser au pied, et supprimer les extrémités de pousses très atteintes.

Oïdium de la courgette, du concombre et du melon : plaques blanches sur les feuilles

Sur courgette, concombre, courge et melon, l'oïdium apparaît en général à partir du milieu de l'été. Des plaques rondes, blanches et farineuses se forment sur la face supérieure des grandes feuilles, puis se rejoignent jusqu'à couvrir tout le limbe. La feuille jaunit, brunit, sèche et devient cassante, mais reste attachée à la tige. Les fruits ne sont pas tachés directement : ils grossissent moins bien parce que le feuillage ne travaille plus. Ne pas confondre avec les marbrures argentées naturelles que portent les feuilles de certaines courgettes le long des nervures : celles-ci ne s'essuient pas au doigt, sont présentes dès le départ et dessinées régulièrement. Les gestes culturaux qui limitent : espacer largement les pieds, arroser au pied le matin sans mouiller le feuillage, pailler, retirer les feuilles du bas les plus atteintes pour aérer, et choisir des variétés annoncées moins sensibles.

Oïdium de la vigne : grains grisâtres et feuilles poudrées sur les ceps

Sur vigne, l'oïdium donne un feutrage gris blanchâtre, discret au début, sur les deux faces des feuilles, sur les rameaux et surtout sur les grappes. Les jeunes grains se couvrent d'une poussière grise, restent petits, durcissent et finissent par se fendre en laissant voir les pépins. Sur les rameaux, des marques sombres persistent sur le bois après l'hiver. La feuille atteinte se crispe et ses bords se relèvent. L'oïdium de la vigne se développe par temps chaud sans pluie, ce qui le distingue nettement du mildiou de la vigne, lequel exige des pluies et de l'eau libre sur la plante. Les périodes sensibles vont de la sortie des feuilles à la fermeture de la grappe, avec des dates qui varient selon la région et l'année. Les gestes culturaux qui limitent : palisser pour aérer la végétation, ébourgeonner et effeuiller modérément autour des grappes, éviter une haie trop dense, ramasser le bois taillé atteint.

Mildiou de la tomate : taches huileuses sur les feuilles et brunissement des fruits

Le mildiou de la tomate commence par des taches d'aspect huileux, vert sombre puis brunes, à contour flou, sur le limbe des feuilles. En atmosphère humide, un fin duvet blanc grisâtre apparaît au revers de la tache, sur sa bordure. Les tiges et les pétioles portent des marques brun noir allongées qui ceinturent l'organe et le font casser. Sur les fruits, encore verts le plus souvent, des plages brunes, bosselées et fermes se développent sur le dessus, près du pédoncule, et gagnent en profondeur. Un plant peut passer de sain à totalement brun en quelques jours après un orage suivi de chaleur moite. Les feuilles atteintes restent accrochées et se dessèchent en gardant un aspect roussi, sans jaunir franchement au préalable. La progression rapide est le repère le plus sûr de cette maladie.

Mildiou de la tomate : conditions humides d'apparition et gestes culturaux au potager

Le mildiou de la tomate demande de l'eau sur la plante et une température douce : nuits fraîches, rosée abondante, pluies répétées, ou serre fermée où l'humidité stagne. Les périodes à risque tombent souvent de juin à septembre selon la région et l'année, plus tôt sur la façade atlantique que dans le Midi. Les gestes culturaux qui limitent : abriter les pieds de la pluie sous une couverture ouverte sur les côtés, arroser au pied le matin sans mouiller le feuillage, espacer largement les plants, tuteurer et effeuiller le bas pour que l'air passe, pailler le sol, ne pas installer tomates et pommes de terre côte à côte ni au même endroit deux ans de suite. Retirer les feuilles et les fruits atteints dès leur apparition et les sortir du potager. Choisir des variétés annoncées moins sensibles change beaucoup les années difficiles.

Mildiou de la pomme de terre : taches sur le feuillage et marbrures dans les tubercules

Sur pomme de terre, le mildiou se manifeste par des taches brunes à contour mal défini, souvent bordées d'un liseré plus clair, qui partent des bords et de la pointe des folioles. Par temps humide, un feutrage blanc très fin borde la tache au revers de la feuille, visible tôt le matin. Les tiges portent des marques brun noir. Une parcelle atteinte prend une odeur particulière et le feuillage s'affaisse en quelques jours. Les tubercules récoltés sous un feuillage atteint montrent des plages brunes légèrement creusées en surface et, à la coupe, des marbrures brun rouille qui s'enfoncent depuis la peau. Les gestes culturaux qui limitent : butter généreusement pour que la terre couvre les tubercules, espacer les rangs, arroser au pied, coucher puis retirer les fanes atteintes avant la récolte, respecter une rotation de trois ans, et ne pas replanter les tubercules d'une récolte touchée.

Mildiou de la vigne : taches d'huile sur les feuilles et duvet blanc au revers

Le mildiou de la vigne se reconnaît à la tache d'huile : une plage jaune translucide sur la face supérieure de la feuille, arrondie, qui paraît grasse par transparence. Au revers, en face de cette tache et par temps humide, se forme un duvet blanc dense qui ressemble à du givre. La tache brunit ensuite et se dessèche en son centre. Sur les jeunes grappes, les grains prennent une teinte grise puis brune et se ratatinent ; sur des grappes plus avancées, ils brunissent et se dessèchent un à un sur la rafle. Le mildiou de la vigne exige de la pluie et de la chaleur douce : les épisodes se déclenchent après les orages de printemps et d'été, avec un calendrier qui varie chaque année. Les gestes culturaux qui limitent : palisser et relever la végétation, aérer la souche, éviter les zones où l'eau stagne, ramasser les feuilles atteintes tombées au pied du cep.

Rouille : reconnaître les pustules orangées au revers des feuilles

Les rouilles forment de petites pustules poudreuses, orange, jaunes ou brun rouille, le plus souvent au revers des feuilles et toujours en relief : le doigt passé dessus se colore. Sur la face supérieure, en vis-à-vis, apparaissent des taches jaunes ou décolorées qui trahissent la pustule. Avec le temps, les pustules foncent et virent au brun noir en fin de saison : c'est la forme d'hiver du champignon. La feuille atteinte jaunit, se dessèche et tombe en avance, ce qui affaiblit la plante sans la faire disparaître. Chaque rouille est liée à une espèce ou à un petit groupe d'espèces : celle du rosier ne passe pas sur le poireau, celle du poireau ne passe pas sur la rose trémière. Les rouilles se développent par temps doux et humide, sur végétation serrée et feuillage souvent mouillé. Aération, espacement et arrosage au pied restent les leviers de base.

Rouille du rosier et de la rose trémière : pustules orange et feuillage qui se dessèche

Sur rosier, la rouille donne au revers des feuilles de petites pustules orange vif, groupées, en relief, avec en vis-à-vis sur la face supérieure des ponctuations jaunes. En fin d'été, ces pustules noircissent. Le feuillage jaunit et tombe, mais sans les grandes taches noires étoilées de la marsonia. Sur rose trémière, la rouille est beaucoup plus spectaculaire : le revers des feuilles se couvre de pustules brun orangé serrées, la face supérieure se ponctue de taches jaunes puis brunes, et les feuilles du bas se dessèchent en remontant progressivement le long de la hampe. Les tiges elles-mêmes peuvent porter des pustules. Les gestes culturaux qui limitent : espacer les pieds, arroser au pied, ramasser et sortir les feuilles atteintes ainsi que les tiges sèches en fin de saison, éviter de replanter des roses trémières au même endroit chaque année.

Rouille du poireau et de l'ail : stries orangées sur les feuilles du potager

Sur poireau, la rouille se voit à l'œil nu : des stries et des ponctuations orange vif, allongées dans le sens de la feuille, en relief, qui se détachent sur le vert bleuté du feuillage. La poudre orange se dépose sur les doigts. Les feuilles les plus âgées, à l'extérieur, sont touchées les premières ; elles jaunissent puis se dessèchent par la pointe. Le fût continue de grossir, plus lentement. L'ail, l'échalote et la ciboulette peuvent présenter les mêmes stries. La rouille du poireau s'installe surtout par temps doux et humide, souvent à l'arrière-saison et à la sortie de l'hiver, avec de fortes variations selon les années. Les gestes culturaux qui limitent : espacer les rangs, ne pas serrer les plants, arroser au pied sans mouiller les feuilles, supprimer les feuilles extérieures les plus atteintes, éviter les apports d'azote tardifs, respecter une rotation de trois ans.

Tavelure du pommier : taches olive sur les feuilles et croûtes liégeuses sur les fruits

La tavelure du pommier se repère au printemps par des taches sur les feuilles : d'abord des plages vert olive à brun terne, d'aspect velouté, aux bords estompés, qui se voient mieux à contre-jour. La tache fonce, la feuille se déforme autour, jaunit et tombe en avance. Sur les fruits, la tavelure laisse des taches rondes brun noir, un peu enfoncées, à surface liégeuse et craquelée. Le fruit atteint jeune reste petit et déformé, parfois fendu ; touché tardivement, il porte seulement de petites ponctuations sombres en surface. La chair sous la croûte reste ferme, ce qui distingue la tavelure d'une pourriture brune évolutive. Le poirier connaît la même maladie, avec des croûtes noires souvent plus marquées et des crevasses sur les jeunes rameaux. Les feuilles tombées à l'automne portent le champignon qui repart au printemps suivant.

Tavelure du pommier et du poirier : conditions de printemps humide et gestes culturaux

La tavelure se déclenche au printemps quand les jeunes feuilles restent mouillées plusieurs heures à température douce. Les contaminations partent des feuilles tombées l'automne précédent, sous l'arbre, et se répètent à chaque pluie depuis le débourrement jusqu'au début de l'été. Une année sèche en avril et en mai peut passer presque sans tavelure, une année pluvieuse dégarnir l'arbre : l'intensité varie fortement selon la région et l'année. Les gestes culturaux qui limitent : ramasser et sortir du verger les feuilles tombées à l'automne, tondre sous l'arbre pour accélérer leur décomposition, tailler en hiver pour ouvrir la charpente et laisser l'air sécher le feuillage, espacer les arbres, éviter l'arrosage par aspersion sous la frondaison, retirer les fruits tachés au fur et à mesure. À la plantation, choisir des variétés de pommiers réputées peu sensibles est le levier le plus efficace.

Moniliose sur fleurs et rameaux : dessèchement brutal des bouquets au printemps

Sur cerisier, abricotier, amandier et prunier, la moniliose frappe d'abord la fleur. Au moment de la floraison ou juste après, des bouquets entiers se dessèchent en quelques jours : les pétales brunissent, la fleur reste accrochée au rameau au lieu de tomber, et le dessèchement descend dans le petit bois qui porte le bouquet. Les feuilles voisines flétrissent et sèchent en restant attachées, ce qui donne à l'arbre des extrémités roussies bien visibles au milieu d'un feuillage sain. Un écoulement de gomme apparaît parfois à la base de la partie sèche. La maladie s'installe lors des printemps froids et pluvieux au moment de la floraison, quand les fleurs restent mouillées longtemps. Les gestes culturaux qui limitent : couper les rameaux desséchés nettement en dessous de la partie atteinte et les sortir du verger, aérer la charpente à la taille, éviter les emplacements confinés et humides.

Moniliose des fruits : pourriture brune en cercles et momies qui restent sur l'arbre

Sur pomme, poire, cerise, prune, abricot et pêche, la moniliose donne une pourriture brune qui part d'un point unique, souvent une piqûre, une fente ou un choc, et gagne tout le fruit. Sur la plage brune apparaissent des coussinets beiges à gris, petits et bombés, disposés en cercles concentriques réguliers : ce dessin en anneaux est le signe le plus sûr. La chair devient brune et molle, sans odeur de fermentation marquée. Le fruit finit par se dessécher entièrement, se rider et durcir : c'est la momie, qui reste souvent accrochée à la branche tout l'hiver et sert de relais au printemps suivant. Les fruits qui se touchent dans une grappe se contaminent de proche en proche. Les gestes culturaux qui limitent : éclaircir les fruits pour qu'ils ne se touchent pas, récolter sans blesser, retirer les fruits atteints et toutes les momies de l'arbre et du sol.

Cloque du pêcher : feuilles boursouflées et rougies au débourrement de printemps

La cloque touche le pêcher, le nectarinier et l'amandier. Dès la sortie des feuilles, le limbe se boursoufle en poches épaisses et gaufrées, d'un vert pâle puis rouge violacé ; la feuille s'épaissit, devient cassante et se recroqueville. Un voile blanchâtre peut apparaître à la surface des boursouflures. Les feuilles atteintes sèchent et tombent, l'arbre en refait une deuxième série plus tard, ce qui l'épuise s'il perd son feuillage plusieurs années de suite. Les jeunes rameaux touchés restent courts et déformés. La cloque se déclenche au débourrement lorsque le temps est froid et pluvieux : les printemps doux et secs passent presque sans symptômes, les printemps humides marquent fortement. Les gestes culturaux qui limitent : abriter le pied de la pluie au débourrement, planter à l'abri des vents pluvieux, retirer et sortir les feuilles cloquées, éviter les excès d'azote.

Chancre du pommier, du poirier et des fruitiers à noyau : plaies creusées sur l'écorce

Un chancre est une plaie installée sur une branche ou sur un tronc de pommier, de poirier, de cerisier ou de prunier : l'écorce brunit, se creuse, se fend en bordure et se décolle par plaques, laissant voir le bois. Autour de la plaie, un bourrelet de cicatrisation se forme et s'épaissit d'année en année, donnant un aspect en cible ou en gradins. Quand le chancre fait le tour de la branche, la partie située au-dessus jaunit, se dessèche et meurt, feuilles comprises, tandis que le reste de l'arbre reste vert : ce contraste est très caractéristique. Sur cerisier, prunier, abricotier et pêcher, un écoulement de gomme ambrée accompagne souvent la plaie. Les chancres s'installent par les blessures : coupes de taille mal cicatrisées, frottements, gel, grêle. Les gestes culturaux qui limitent : tailler par temps sec, faire des coupes nettes, éviter les grosses plaies, couper les branches atteintes largement en dessous de la zone abîmée, nettoyer les lames entre deux arbres.

Fumagine : voile noir poudreux sur les feuilles sous une colonie de pucerons

La fumagine se présente comme un dépôt noir, mat, poudreux à croûteux, posé sur la face supérieure des feuilles, sur les rameaux et parfois sur les fruits. Il s'enlève en frottant avec un chiffon humide et laisse dessous un tissu vert intact : c'est le signe le plus fiable. La fumagine ne pénètre pas dans la plante ; elle se développe sur le miellat collant rejeté par les pucerons, les cochenilles ou les aleurodes installés plus haut. Il faut donc toujours chercher la colonie au-dessus de la zone noircie, sur la plante elle-même ou sur l'arbre qui la surplombe. Le laurier-tin, l'agrume, le camélia, le tilleul et le rosier en montrent souvent. La gêne est esthétique et lumineuse : la feuille couverte reçoit moins de lumière et travaille moins. Les gestes culturaux qui limitent : doucher le feuillage au jet, essuyer les feuilles des plantes en pot, aérer et tailler les végétaux trop denses.

Botrytis et pourriture grise : duvet gris cendré sur les tissus abîmés

Le botrytis, ou pourriture grise, se reconnaît à son feutrage gris cendré, dense et poussiéreux, qui s'envole en nuage quand on secoue l'organe atteint. Il s'installe presque toujours sur un tissu déjà affaibli : pétale fané resté collé, feuille abîmée, fruit blessé, base d'une bouture, plaie de taille. Sous le feutrage, le tissu brunit et devient mou et aqueux. Sur tige, une lésion brun clair peut ceinturer la plante et la faire s'affaisser d'un coup. Le botrytis prospère dans l'air confiné et humide : serre fermée, châssis, véranda, semis trop serrés, arrière-saison pluvieuse. Les gestes culturaux qui limitent : aérer largement dès que la température le permet, espacer les plants et les semis, arroser au pied le matin, retirer les fleurs fanées et les feuilles mortes au fur et à mesure, éviter les blessures à la manipulation, sortir sans attendre les organes atteints.

Pourriture grise de la fraise, de la vigne et des plantes d'ornement sous abri

Sur fraise, la pourriture grise attaque le fruit mûr ou en cours de maturation : une plage brun clair et molle apparaît, souvent du côté posé sur le sol, puis se couvre entièrement d'un duvet gris. Le fruit reste attaché au pied et se dessèche. Sur vigne, les grains d'une grappe serrée brunissent et se couvrent de gris à l'approche de la maturité, surtout après des pluies. Sur plantes d'ornement sous abri, cyclamen, bégonia, géranium, pétunia, la pourriture grise part des fleurs fanées et des feuilles du cœur, puis descend dans la tige. Les gestes culturaux qui limitent : pailler sous les fraisiers pour que les fruits ne touchent pas la terre, récolter souvent sans laisser de fruits mûrs sur le pied, éclaircir les grappes trop serrées, aérer les abris chaque jour, espacer les pots, retirer systématiquement les fleurs fanées.

Anthracnose : taches brunes à bord sombre et déchirures du limbe

L'anthracnose regroupe plusieurs champignons qui donnent des symptômes voisins. Sur feuille, des taches brunes à grises, souvent anguleuses parce qu'elles s'arrêtent aux nervures, se bordent d'un liseré brun foncé ou pourpre. Le centre de la tache se dessèche, s'éclaircit et finit par se déchirer, laissant un trou aux bords nets : le feuillage prend un aspect criblé. Sur haricot, les gousses portent des taches rondes brunes, creusées, à bord surélevé. Sur platane, les jeunes pousses et les feuilles brunissent le long des nervures au printemps et l'arbre se dégarnit. Sur cornouiller, chêne, noyer et groseillier, on retrouve les mêmes taches cerclées. L'anthracnose demande un printemps humide et frais. Les gestes culturaux qui limitent : ramasser les feuilles tombées, tailler pour aérer, éviter l'arrosage sur le feuillage, espacer les rangs au potager et pratiquer une rotation.

Verticilliose : flétrissement d'un seul côté et brunissement des vaisseaux

La verticilliose est une maladie qui circule dans les vaisseaux du bois. Elle se soupçonne quand une plante flétrit alors que la terre est humide. Le signe le plus parlant est l'asymétrie : une seule branche, ou un seul côté de l'arbre, jaunit et se dessèche pendant que le reste garde un feuillage normal. Les feuilles se recroquevillent, jaunissent entre les nervures puis brunissent, et restent souvent accrochées. En coupant en biais un rameau atteint, on voit un anneau ou des arcs bruns dans le bois juste sous l'écorce. Érable, catalpa, olivier, tomate, aubergine, fraisier, dahlia et de nombreuses vivaces peuvent être touchés. Le champignon vit dans le sol plusieurs années et entre par les racines. Les gestes culturaux qui limitent : ne pas replanter une espèce sensible au même emplacement, couper et sortir les branches atteintes, éviter de blesser les racines au bêchage, arroser régulièrement sans excès, pailler.

Fusariose : jaunissement progressif du bas vers le haut et pied qui s'affaisse

La fusariose est elle aussi une maladie des vaisseaux, transmise par le sol. Sur tomate, melon, haricot, pois ou œillet, le jaunissement démarre par les feuilles du bas et remonte régulièrement, souvent d'abord sur une moitié de feuille. La plante flétrit aux heures chaudes, se redresse la nuit, puis ne se redresse plus. Le pied brunit à la base, se rétrécit, et la plante s'affaisse. En fendant la tige dans la longueur au ras du sol, on voit une coloration brune continue des vaisseaux qui remonte dans la tige. Sur bulbes et sur oignon, la fusariose donne un pourrissement du plateau racinaire avec un feutrage blanc rosé. Elle est favorisée par les sols chauds, un arrosage irrégulier et des cultures répétées au même endroit. Les gestes culturaux qui limitent : rotation longue, arrachage des pieds atteints avec leur motte, semis sur terreau neuf, drainage soigné, variétés annoncées résistantes.

Pourriture du collet : tige brune et molle à ras de terre sur les jeunes plants

La pourriture du collet frappe la zone où la tige rencontre la terre. Sur semis et jeunes plants, la tige s'amincit à ras du sol, brunit, devient molle et translucide, et la plantule bascule d'un coup alors que ses feuilles sont encore vertes : c'est la fonte des semis. Sur plantes installées, le collet noircit, l'écorce se décolle à la base, le feuillage jaunit globalement et la plante décline sans se reprendre malgré l'arrosage. Les racines sont brunes, molles, et se déchaussent facilement. Elle s'installe dans les terres tassées et gorgées d'eau, sous un paillage collé contre la tige, dans les pots sans écoulement, ou quand la motte a été enterrée trop profond. Les gestes culturaux qui limitent : semer clair, arroser modérément en laissant sécher la surface entre deux apports, planter au bon niveau sans enterrer le collet, écarter le paillage de la tige, assurer le drainage.

Feu bactérien : rameaux noircis en crosse sur les pommiers, poiriers et aubépines

Le feu bactérien est une maladie bactérienne des arbres de la famille du pommier : poirier, pommier, cognassier, aubépine, cotonéaster, pyracantha, sorbier. Le symptôme le plus reconnaissable est l'extrémité de rameau qui noircit d'un coup et se recourbe vers le bas en crosse de berger, feuilles restées attachées et desséchées, comme passées au feu. La progression descend rapidement du bouquet floral vers le rameau puis la charpentière, en laissant parfois une limite nette entre bois sain et bois atteint. Des gouttelettes claires à ambrées peuvent perler sur l'écorce par temps doux et humide. Les périodes sensibles suivent les floraisons de printemps et les repousses d'été après un orage. Cette maladie est grave et réglementée : devant de tels symptômes, faire confirmer le diagnostic sur place par un professionnel, et ne pas tailler au hasard, ce qui disperse la bactérie.

Alternariose : taches brunes à anneaux concentriques sur tomate et pomme de terre

L'alternariose donne sur les feuilles des taches brunes arrondies, sèches, marquées d'anneaux concentriques nets qui rappellent une cible ou la coupe d'un tronc. Un halo jaune entoure souvent la tache. Les feuilles du bas sont touchées les premières, jaunissent entièrement et se dessèchent, tandis que la maladie monte lentement étage par étage. Sur tige et sur pétiole, des marques allongées brun foncé apparaissent. Sur fruit de tomate, une plage brune, sèche, un peu enfoncée, se forme près du pédoncule et se couvre d'un velours sombre. Sur pomme de terre, les taches en cible marquent le feuillage en fin de saison. L'alternariose s'installe par temps chaud avec alternance de rosées et de périodes sèches, surtout sur des plantes affaiblies ou mal nourries. Les gestes culturaux qui limitent : rotation, espacement, arrosage au pied, retrait des feuilles basses atteintes, paillage, fertilisation équilibrée.

Septoriose de la tomate : petites taches claires cerclées de brun sur les feuilles basses

La septoriose de la tomate se reconnaît à ses taches petites et nombreuses, rondes, de trois à cinq millimètres, à centre gris clair ou beige et à bordure brun foncé bien dessinée. En regardant de près, on distingue au centre de minuscules points noirs. Elles apparaissent d'abord sur les feuilles du bas, se multiplient jusqu'à se toucher, et la feuille jaunit puis se dessèche entièrement en restant accrochée. La maladie monte étage par étage et déshabille le plant par le bas, sans jamais toucher les fruits, ce qui est un bon repère. Elle est favorisée par les éclaboussures de pluie et par une humidité prolongée sur le feuillage. Les gestes culturaux qui limitent : pailler pour couper les éclaboussures venues du sol, arroser au pied, espacer et tuteurer les plants, supprimer les feuilles basses atteintes, pratiquer une rotation d'au moins trois ans.

Maladie des taches noires du gazon : petites lésions sombres et plaques clairsemées

Sur pelouse, la maladie des taches noires se voit d'abord brin par brin : de petites lésions allongées, brun foncé à noires, traversent la feuille et l'étranglent ; au-dessus de la lésion, le brin jaunit et sèche par la pointe. Vue de loin, la pelouse prend un aspect terne et clairsemé, avec des zones brun rougeâtre irrégulières, sans cercle ni contour net. Par temps chaud et humide, la maladie peut descendre dans la base des touffes et laisser des plages dégarnies. Les gazons tondus trop ras, tassés, couverts d'un feutre épais et arrosés le soir sont les plus touchés. Les gestes culturaux qui limitent : relever la hauteur de tonte, tondre souvent avec une lame affûtée, scarifier pour retirer le feutre, aérer un sol tassé, arroser tôt le matin, copieusement mais rarement, et équilibrer la fertilisation sans excès d'azote en été.

Fil rouge du gazon : filaments rosés et plaques fauves sur une pelouse peu nourrie

Le fil rouge se reconnaît à ses petits filaments rose corail à rouge, longs de quelques millimètres, qui dépassent à l'extrémité des brins et se voient très bien à la rosée du matin ou avec une loupe. À distance, la pelouse montre des plaques irrégulières de couleur fauve à rosée, de dix centimètres à un demi-mètre, aux contours diffus, entremêlées d'herbe restée verte : ce mélange de vert et de paille dans une même plaque est caractéristique. Le fil rouge apparaît par temps doux et humide, souvent au printemps et à l'arrière-saison, surtout sur les pelouses manquant d'azote et sur les sols tassés. Il abîme la couleur mais ne détruit pas les racines : la pelouse repart quand les conditions changent. Les gestes culturaux qui limitent : apporter une fertilisation équilibrée, éviter la tonte trop rase, ramasser les déchets de tonte des zones atteintes, scarifier et aérer.

Rond de sorcière : cercles d'herbe foncée, champignons en arc et zones sèches

Le rond de sorcière dessine sur la pelouse un cercle ou un arc qui grandit d'année en année. Selon le cas, on observe un anneau d'herbe plus verte et plus haute que le reste, un anneau d'herbe jaunie ou sèche, ou les deux emboîtés : bande verte à l'extérieur, bande sèche à l'intérieur. À la belle saison, des champignons à chapeau peuvent sortir en file le long du cercle après une pluie. En creusant sous la bande sèche, la terre paraît blanchie par un feutrage et n'absorbe plus l'eau : la goutte reste en surface. Le phénomène vient d'un champignon qui décompose de la matière organique enfouie, souche ou racines anciennes. Les gestes culturaux qui limitent : percer le sol de la zone pour faire pénétrer l'eau, arroser copieusement la bande sèche, ramasser les chapeaux dès leur sortie, tondre cette zone en dernier, et fertiliser le reste de la pelouse pour atténuer le contraste.

Distinguer l'oïdium du mildiou : blanc poudreux sec contre tache huileuse humide

Les deux maladies sont souvent confondues parce qu'elles montrent du blanc. Trois repères suffisent. La position d'abord : l'oïdium se pose sur la face supérieure des feuilles et sur les jeunes pousses, tandis que le duvet du mildiou apparaît au revers, en face d'une tache visible sur le dessus. La texture ensuite : l'oïdium est un feutrage farineux et sec qui s'essuie au doigt et laisse la feuille verte dessous ; le mildiou est un duvet fin et humide, indissociable d'une tache déjà décolorée ou brunie. La météo enfin : l'oïdium s'installe par temps chaud et sec avec des nuits humides, le mildiou exige des pluies et des feuilles mouillées longtemps. L'évolution diffère aussi : l'oïdium déforme et ralentit la plante, le mildiou brunit et détruit les tissus en quelques jours. Dans les deux cas, aérer, espacer et arroser au pied restent les gestes de base.

Distinguer le mildiou de la tomate de l'alternariose : bordure floue ou anneaux nets

Sur tomate, la première question à se poser devant une tache brune est celle du dessin. L'alternariose fait des taches sèches, rondes, marquées d'anneaux concentriques nets comme une cible, souvent avec un halo jaune ; elles restent séparées les unes des autres et démarrent par le bas du plant. Le mildiou fait des plages plus grandes, sans anneaux, à bord flou, d'aspect gras ou huileux au début, qui s'étendent vite et peuvent apparaître à n'importe quel étage. Deuxième repère, le revers : par temps humide, le mildiou borde sa tache d'un duvet blanc grisâtre, l'alternariose non. Troisième repère, la vitesse : un plant peut passer de vert à brun en quelques jours avec le mildiou, alors que l'alternariose progresse sur plusieurs semaines. Sur les fruits, le mildiou donne des plages bosselées et fermes sur le dessus, l'alternariose une tache creusée près du pédoncule.

Distinguer la marsonia de la rouille sur rosier : taches noires ou pustules orangées

Les deux maladies font jaunir puis tomber le feuillage du rosier, mais elles ne se ressemblent pas de près. La marsonia marque la face supérieure des feuilles de grandes taches brun noir, plates, aux bords étoilés et flous, entourées d'un halo jaune ; rien ne se détache au doigt. La rouille marque surtout le revers de petites pustules orange vif, en relief, poudreuses, qui colorent le doigt, avec en vis-à-vis de simples ponctuations jaunes sur le dessus. En fin de saison, les pustules de rouille noircissent, ce qui peut brouiller la lecture : il faut alors regarder le relief, toujours présent chez la rouille, absent chez la marsonia. La marsonia commence par les feuilles basses après les pluies de printemps ; la rouille progresse par temps doux et humide et gagne aussi les tiges. Les mêmes gestes limitent les deux : ramassage des feuilles, aération, espacement, arrosage au pied.

Distinguer la verticilliose de la fusariose : flétrissement partiel ou jaunissement global

Les deux maladies bouchent les vaisseaux et font flétrir la plante alors que la terre est humide, mais leur allure diffère. La verticilliose est asymétrique : une branche, un rameau ou une moitié de plante se dessèche pendant que le reste va bien, et le brunissement du bois apparaît sous l'écorce en anneau ou en arcs sur une coupe transversale. La fusariose est plus régulière : le jaunissement part des feuilles du bas et remonte étage par étage, la plante entière décline, le pied brunit à la base, et la coloration des vaisseaux se voit surtout en fendant la tige dans la longueur. La verticilliose touche beaucoup d'arbres et d'arbustes ainsi que des légumes, la fusariose surtout des cultures annuelles et des bulbes. Dans les deux cas le champignon reste dans le sol plusieurs années : sortir les pieds atteints avec leur motte et ne pas replanter une espèce sensible au même endroit.

Distinguer un flétrissement de maladie vasculaire d'un simple manque d'eau au pied

Devant une plante qui s'affaisse, commencer par creuser à dix centimètres à côté du pied et prendre la terre en main. Si elle est sèche et poussiéreuse, il s'agit d'un manque d'eau : la plante se redresse alors quelques heures après un arrosage copieux, et le flétrissement touche l'ensemble du végétal de façon homogène, feuilles hautes comprises. Si la terre est humide et que la plante reste flétrie, chercher ailleurs. Une maladie des vaisseaux se trahit par l'asymétrie, ou par une progression régulière du bas vers le haut, et par un brunissement du bois visible en coupant une tige. Un excès d'eau prolongé donne un tableau proche, avec en plus un collet brun et mou et des racines molles qui se déchaussent. Regarder aussi le sol : cuvette tassée, écoulement bouché dans un pot, paillage collé à la tige. Améliorer le drainage et espacer les arrosages avant de conclure à une maladie.

Distinguer la fumagine de l'oïdium : dépôt noir collant ou feutrage blanc

La couleur suffit le plus souvent : la fumagine est noire, l'oïdium est blanc. La confusion vient des cas où l'oïdium vieillit et grisaille, ou lorsque les deux cohabitent sur la même plante. Deux vérifications tranchent. Frotter la feuille avec un chiffon humide : la fumagine part entièrement et laisse un limbe vert et intact, parce qu'elle se développe seulement en surface sur le miellat ; l'oïdium laisse une trace, un tissu terne, gaufré ou déformé, parce qu'il pénètre dans la feuille. Chercher ensuite la cause au-dessus : la fumagine s'accompagne toujours d'une colonie de pucerons, de cochenilles ou d'aleurodes sur la plante ou sur un végétal qui la surplombe, et les feuilles sont collantes au toucher. L'oïdium n'a besoin d'aucun insecte et touche les organes jeunes en priorité. Doucher le feuillage et aérer aident dans les deux cas.

Distinguer le fil rouge du rond de sorcière sur une pelouse : filaments ou cercles

La forme des zones abîmées donne la réponse. Le rond de sorcière dessine un cercle ou un arc régulier dont le diamètre augmente chaque année, souvent avec un anneau d'herbe plus verte et plus haute, parfois avec des champignons à chapeau alignés le long du cercle après une pluie. Le fil rouge ne fait jamais de cercle : il dessine des plaques irrégulières, aux contours diffus, où l'herbe fauve et l'herbe verte se mélangent. Le second repère se prend à genoux : le fil rouge laisse de petits filaments rose corail au bout des brins, très visibles à la rosée, tandis que le rond de sorcière blanchit la terre sous la bande sèche et la rend imperméable à l'eau. Le fil rouge signale surtout une pelouse peu nourrie et se corrige par la fertilisation ; le rond de sorcière vient d'une matière organique enfouie et se gère par l'arrosage forcé et la perforation du sol.

Distinguer la moniliose des fleurs d'un dégât de gel de printemps sur cerisier et abricotier

Sur cerisier, abricotier, prunier et amandier, les deux accidents brunissent les fleurs au même moment de l'année. Le gel frappe d'un coup, la nuit, et marque toute la partie basse de l'arbre ou le côté exposé : les fleurs ouvertes noircissent au cœur, le pistil brunit, mais les rameaux qui les portent restent verts et souples, et l'arbre repart normalement avec les fleurs épargnées. La moniliose progresse sur plusieurs jours après une période pluvieuse, touche des bouquets dispersés dans tout l'arbre, et surtout descend dans le rameau : le petit bois brunit, se dessèche, et les feuilles voisines flétrissent en restant accrochées. Un écoulement de gomme à la base de la partie sèche confirme la moniliose. Regarder aussi la date : le gel se rattache à une nuit froide identifiable, la moniliose à une séquence humide. Devant une moniliose, couper le rameau nettement en dessous de la limite du bois sec et le sortir du verger.